Santé - Du parasite à la mouche Les secrets du paludisme
le 01 juillet 2000 à 00h00
Les secrets du paludisme pourraient être enfin livrés grâce à l’injection réussie du parasite sur la mouche drosophile, où il s’est développé, ce qui fournit un nouvel espoir pour la mise au point d’un vaccin, rapportent des chercheurs dans la revue «Science» parue vendredi. «Cette expérience fournit de nouvelles possibilités très intéressantes pour comprendre quelle est l’interaction entre le parasite du paludisme (le plasmodium) et l’insecte hôte», souligne dans un commentaire le directeur de l’Institut national de l’allergie et des maladies infectieuses (NIAID), le Pr Anthony Fauci. La transmission du paludisme nécessite plusieurs étapes. Un moustique pique un homme infecté et absorbe le parasite. Celui-ci se reproduit et se développe dans le tube digestif de cet insecte. Il est ensuite inoculé sur une autre personne lorsque le moustique la pique. Jusqu’à présent, il a été très difficile d’observer le développement du plasmodium et de trouver une façon de l’arrêter car les recherches sur le moustique sont limitées. En réussissant à injecter une variété du parasite du paludisme de la poule chez la mouche drosophile, où il s’est développé normalement, les chercheurs du NIAID et de l’Institut Whitehead de Cambridge (Massachusetts) se sont donné les moyens de suivre l’interaction entre ce plasmodium gallinaceum et son hôte. Ils ont déjà pu observer comment le système immunitaire de l’insecte se bat contre l’intrus. Dans un deuxième temps, étant donné que le génome de cette mouche a été décodé, ils espèrent pouvoir détecter les mécanismes qui sont mis en jeu dans l’organisme de l’insecte pour ensuite modifier génétiquement des moustiques et créer une nouvelle espèce où les larves du plasmodium ne pourraient pas se reproduire ou se développer. «Notre capacité à faire croître le plasmodium chez la mouche drosophile est particulièrement heureuse car les scientifiques en ont récemment décrypté le génome complet», note l’un des chercheurs, le Pr Mohammed Shahabuddin. «Aussi, nous pouvons maintenant examiner tout le génome, identifier les gènes spécifiques impliqués dans la réponse de la mouche au plasmodium et rechercher les gènes correspondants chez le moustique», ajoute-t-il.
Les secrets du paludisme pourraient être enfin livrés grâce à l’injection réussie du parasite sur la mouche drosophile, où il s’est développé, ce qui fournit un nouvel espoir pour la mise au point d’un vaccin, rapportent des chercheurs dans la revue «Science» parue vendredi. «Cette expérience fournit de nouvelles possibilités très intéressantes pour comprendre quelle est l’interaction entre le parasite du paludisme (le plasmodium) et l’insecte hôte», souligne dans un commentaire le directeur de l’Institut national de l’allergie et des maladies infectieuses (NIAID), le Pr Anthony Fauci. La transmission du paludisme nécessite plusieurs étapes. Un moustique pique un homme infecté et absorbe le parasite. Celui-ci se reproduit et se développe dans le tube digestif de cet insecte. Il est ensuite inoculé...
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