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Actualités - Chronologie

Portugal : la fin d'une belle aventure

La «génération en or» du football portugais avait suscité de gros espoirs lors de cet Euro2000 mais, comme ses aînés, elle a échoué aux portes de la finale d’un tournoi majeur, victime (2-1) une nouvelle fois d’une équipe de France en passe de devenir sa bête noire. Le Portugal organise le prochain championnat d’Europe des nations en 2004 et il figurera donc au moins à ce titre parmi les favoris. S’il veut tenir ce rang, il lui faudra trouver rapidement les successeurs aux Luis Figo, Rui Costa, Joao Pinto, Vitor Baia et autre Fernando Couto qui ont perdu mercredi à Bruxelles leur ultime occasion d’offrir au Portugal son premier trophée international. Les «Brésiliens d’Europe» étaient arrivés à cet Euro2000 avec une petite cote d’outsider dans la mesure où leur parcours en phase éliminatoire n’avait rien eu d’éblouissant. Ils avaient terminé deuxième du groupe 7, derrière la Roumanie qui les avait même défaits (1-0) à Lisbonne. L’entame, à Eindhoven (Pays-Bas) le 12 juin, de Figo et de ses camarades n’en a été que plus tonitruante. Menés 2 à 0 par l’Angleterre après moins de 20 minutes de jeu, ils ont remonté leur handicap avant la mi-temps et pris un avantage décisif en seconde période pour s’imposer finalement 3-2. Les retrouvailles avec la Roumanie le 17 juin à Arnhem (Pays-Bas) ne resteront pas comme un souvenir impérissable, seule la victoire (1-0) étant à en retenir. Révélation Le cinglant 3-0 infligé le 20 juin à Rotterdam à une Allemagne, certes en pleine crise, figurera en revanche parmi les temps forts du tournoi. Terminant premier de son groupe en éliminant l’Angleterre et l’Allemagne, le Portugal passait du statut d’outsider à celui de révélation et entrait dans le club des favoris du tournoi. Le quart de finale gagné (2-0) le 24 juin à Amsterdam aux dépens de la Turquie le confortait dans cette position. Comme en 1984, les Portugais se retrouvaient donc opposés en demi-finale à l’équipe de France. Des Bleus déterminés à confirmer au niveau européen le titre mondial acquis deux ans plus tôt. Le pressing imposé par les Français a étouffé les défenseurs lusitaniens et, plus encore, leur prestigieux milieu de terrain qui n’a pu développer son habituel jeu en triangle fait de passes courtes et redoublées en vue de déstabiliser les défenses adverses et ouvrir des brèches pour les attaquants. Même si Nuno Gomes a ouvert la marque par surprise en profitant d’une erreur du bloc défensif français, il était clair que cette péripétie ne remettait pas en cause l’emprise que les Bleus exerçaient sur le jeu. L’égalisation française le confirmait en seconde période et, au-delà de la polémique suscitée par le «penalty en or», la victoire revenait à l’équipe qui avait produit le meilleur jeu et s’était montrée la plus solide physiquement. La «génération en or» pouvait néanmoins se retirer la tête haute. Il reste à savoir si une nouvelle vague est prête à prendre le relais et à donner aux Portugais d’autres occasions de rêver.
La «génération en or» du football portugais avait suscité de gros espoirs lors de cet Euro2000 mais, comme ses aînés, elle a échoué aux portes de la finale d’un tournoi majeur, victime (2-1) une nouvelle fois d’une équipe de France en passe de devenir sa bête noire. Le Portugal organise le prochain championnat d’Europe des nations en 2004 et il figurera donc au moins à ce titre parmi les favoris. S’il veut tenir ce rang, il lui faudra trouver rapidement les successeurs aux Luis Figo, Rui Costa, Joao Pinto, Vitor Baia et autre Fernando Couto qui ont perdu mercredi à Bruxelles leur ultime occasion d’offrir au Portugal son premier trophée international. Les «Brésiliens d’Europe» étaient arrivés à cet Euro2000 avec une petite cote d’outsider dans la mesure où leur parcours en phase éliminatoire n’avait...