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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : manque d'entrain

Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites au-dessous du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), à Beyrouth, dans un marché manquant d’initiatives aussi bien à l’offre qu’à la demande. Mais, après que la BDL se fut déclarée prête à le vendre à 1 514,00 LL et l’acheter à 1 501,00 LL, le billet vert a dû se maintenir au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de le négocier pratiquement au-dessus de ce taux indicatif, tout près du haut de la fourchette d’intervention de la BDL et en dehors de cette dernière, entre 1 510,50 et 1 511,50 LL, ont indiqué les cambistes. Cependant, ce mouvement n’a pas pu prendre de l’ampleur en raison de la réticence de l’offre et de la demande. En effet, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque sept millions de dollars entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL, a-t-on ajouté dans ces mêmes milieux. L’euro soutenu au-dessus de 0,95 dollar À l’étranger, l’euro a été bien soutenu hier, au-dessus du seuil de 0,95 dollar sur les marchés des changes internationaux, les opérateurs tablant sur une réduction du différentiel de taux d’intérêt entre les États-Unis et l’Europe au lendemain du statu quo monétaire observé la veille par la Réserve fédérale américaine (Fed). De fait, le billet vert s’est ressenti de cette décision, alors que les marchés semblent anticiper d’ores et déjà une prochaine hausse du loyer de l’argent dans la zone euro, dans la mesure que la politique de refinancement à taux variable adoptée dès cette semaine par la Banque centrale européenne (BCE) pourrait tirer les taux européens à plus de 4,50 %. Cela d’autant que l’annonce, hier, selon une dernière estimation du département du Commerce, d’une hausse révisée à 5,5 % du Produit intérieur brut (PIB) américain au premier trimestre au lieu de 5,4 %, a été neutralisée par un repli de 0,2 % des ventes de logements neufs aux États-Unis le mois dernier conjugué à une augmentation de 2 000 demandes d’allocation chômage la semaine dernière, témoignant du ralentissement de l’économie américaine. En outre, les déclarations du gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, sont venues aussi alimenter la hausse de l’euro. Ce dernier a indiqué que la baisse de la monnaie unique était un phénomène économique et monétaire et non un phénomène politique lié à la construction européenne, dans une interview qui sera publiée aujourd’hui au quotidien Le Monde. De son côté, le yen était lui aussi en meilleure forme face au dollar qu’en début de semaine, les investisseurs ayant été rassurés de voir que la dégradation de la note financière par Fitch IBCA sur la dette du Japon n’était pas aussi terrible qu’ils ne le pensaient, même si elle est passée d’un très bon rating AAA à AA+. De ce fait, on a relevé des rachats de la devise nippone sur fond d’un prochain abandon de la politique à taux zéro par la Banque du Japon lors de la prochaine réunion de son comité monétaire le 17 juillet. Quant à la livre sterling, elle s’est également raffermie contre le dollar, après l’annonce hier d’une croissance du PIB de la Grande-Bretagne de 0,5 % au premier trimestre 2000 par rapport au trimestre précédent. Cela étant, le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à préserver ses gains de la veille après les pressions subies par lui hier, se négociant finalement à New York comme suit : – 0,9522 pour un euro contre 0,9400, la veille – 1,5190 pour un sterling contre 1,5130 – 2,0540 DM contre 2,0810 – 6,8890 FF contre 6,9790 – 1,6355 FS contre 1,6505 – 2 033,45 lires contre 2 060,10 – 105,05 yens contre 105,65. Bourse de Beyrouth : en léger repli À la Bourse de Beyrouth, la baisse des actions A de Solidere dans une proportion plus grande que la hausse de celles des Ciments libanais a affecté l’ensemble de la cote autrement stable. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,13 % à 64,89 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 139,29 points. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un volume d’affaires très mince ne dépassant pas quelque 12 115 actions d’une valeur globale de 76 345 dollars. Accès de faiblesse des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont renoué avec la baisse, après une progression mitigée la veille aussi bien à Wall Street que sur la Bourse électronique Nasdaq. Selon les analystes de marché, les investisseurs ne semblaient pas rassurés par la décision de la Fed mercredi de maintenir inchangé son principal taux d’intérêt (le Fed Fund Rate). Et d’ajouter qu’après l’avertissement lancé par celle-ci sur les risques de tensions inflationnistes pesant sur l’économie américaine, les boursiers paraissaient de plus en plus préoccupés par les craintes d’un éventuel durcissement monétaire. De ce fait, l’humeur s’est assombrie hier sur les marchés boursiers américains surtout après l’avertissement de Good Year sur ses résultats trimestriels, à un moment où le secteur de la haute technologie continuait de subir de forts courants de dégagements bénéficiaires ainsi que celui des télécommunications. En effet, l’indice composite Nasdaq est revenu à moins des 3 900 points pendant que le Dow Jones des industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 523,90 points et un plus bas à 10 359,21 points avant d’afficher en préclôture 10 454,33 points, en baisse de 73,46 points sur la veille. Net repli des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé en net repli, entraînés à la baisse par les prises de bénéfices sur les valeurs des télécoms et par le recul de Wall Street en matinée. L’indice Cac 40 de la Bourse de Paris a terminé sur un repli de 3,10 %. À Londres, l’indice FTSE 100 a reculé de 1,20 %, tandis qu’à Francfort, le Dax perdait 2,57 %. Les indices multipays européens reflétaient cette tendance. L’Eurotop 300, paneuropéen, cédait 2,20 % tandis que l’EuroStoxx50 des valeurs vedettes de la zone euro reculait de 3,30 %. Même si les investisseurs ont tâché d’y voir clair dans les commentaires de la Réserve fédérale américaine accompagnant le maintien de ses taux directeurs, ce sont avant tout les valeurs de télécoms, dont la pondération est forte dans les indices des différents pays européens, qui ont fait baisser les marchés. Deutsche Telekom a effrayé les investisseurs sur des rumeurs de lancement d’une offre de près de 100 milliards de dollars sur l’opérateur longue distance américain Sprint après l’échec du projet de rapprochement de celui-ci avec son compatriote WorldCom. Deutsche Telekom abandonnait 4,70 %. À Paris, France Télécom, qui a annoncé les modalités d’introduction en Bourse de sa filiale Internet Wanadoo prévues le 18 juillet, était également mal orienté avec un repli de 2,3 %. À Londres, Telewest chutait de 3,75 % après avoir annoncé le lancement surprise d’un emprunt de $450 millions d’obligations convertibles en actions. Vodafone AirTouch lâchait 4,20 % et British Telecom près de 2 %. À Milan, Telecom Italia cédait 1,9 %, tandis que sa filiale Telecom Italia Mobile (TIM) reculait de 2,9 %. Les fabricants d’équipements téléphoniques étaient eux aussi délaissés. À commencer par Nokia qui dégringolait de plus de 7 % à Helsinki. À Stockholm, Ericsson perdait 6,6 %, son directeur général Kurt Hellstrom, ayant estimé que la croissance dans l’industrie de la téléphonie mobile pourrait être ralentie par la cherté des licences de 3e génération de téléphonie mobile. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,6 % jeudi après l’annonce par la Réserve fédérale américiane (Fed) de sa décision de laisser ses taux d’intérêt inchangés, ont indiqué des courtiers. Le marché a également été soutenu par l’optimisme grandissant des opérateurs sur l’évolution de l’économie japonaise, malgré les craintes d’un abaissement de la note de la dette souveraine en monnaie locale du Japon par l’agence d’évaluation financière européenne Fitch Ibca. L’indice de référence Nikkei-225 a progressé de 105,73 points à 17 475,90 points. L’indice élargi Topix a gagné 16,22 points à 1 594,66 points. Le volume d’échanges s’est établi à 818 millions de titres, en hausse par rapport aux 764,7 millions de mercredi. La décision de la Fed et les hausses de Wall Street qui ont suivi «ont eu un fort impact» sur les titres japonais, a déclaré Tsuyoshi Segawa, responsable des opérations boursières chez Sakura Securities. La rumeur d’un possible abaissemnt de la notation de la dette du Japon par Fitch, qui courait depuis mercredi, n’a pas décidé les opérateurs à vendre, ont indiqué des courtiers. La baisse de la notation de Fitch a été effectivement annoncée jeudi après la clôture de la Bourse. «Comme on peut le voir sur le marché des obligations, les bons d’État n’ont pas été vendus et les investisseurs semblent peu concernés», a déclaré M. Segawa. «Je pense que les investisseurs accordent en ce moment plus d’attention à la conjoncture économique», a-t-il également précisé. Les investisseurs ont acheté des titres liés à la demande intérieure dans l’espoir d’une hausse de la consommation des ménages et de l’investissement privé, ont indiqué des opérateurs. «Nous constatons que le sentiment des investisseurs se renforce grâce à l’espoir grandissant d’une reprise économique et d’une amélioration des bénéfices», a déclaré Tatsuo Kurokawa, analyste en chef chez Nomura Securities.
Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites au-dessous du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), à Beyrouth, dans un marché manquant d’initiatives aussi bien à l’offre qu’à la demande. Mais, après que la BDL se fut déclarée prête à le vendre à 1 514,00 LL et l’acheter à 1 501,00 LL, le billet vert a dû se maintenir au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de le négocier pratiquement au-dessus de ce taux indicatif, tout près du haut de la fourchette d’intervention de la BDL et en dehors de cette dernière, entre 1 510,50 et 1 511,50 LL, ont indiqué les cambistes. Cependant, ce mouvement n’a pas pu prendre de l’ampleur en raison de la réticence de l’offre et de la demande. En...