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Actualités - Chronologie

Dans le monde Nouvelles et tournages en bref(photos)

Le Premier ministre israélien Ehud Barak s’est donné hier un répit de deux jours en reportant à mardi le prochain Conseil des ministres pour tenter de résoudre la crise la plus aiguë qu’ait connue son gouvernement. Les quatre ministres de l’important parti ultraorthodoxe Shass (17 députés sur 120) étaient censés remettre dimanche leur lettre de démission au cours du Conseil des ministres hebdomadaire, conformément à la décision prise le 13 juin par le Conseil des Sages de la Torah, l’organe suprême du parti. Sans le Shass, M. Barak ne disposerait plus de majorité au Parlement et ne pourrait pas notamment faire voter un éventuel accord-cadre avec l’Autorité palestinienne. Pour tenter de trouver un compromis, M. Barak a rencontré hier à Tel-Aviv le ministre du Travail et chef politique du Shass Eli Yishaï. Mais, selon la radio publique, aucun accord formel n’a été conclu et les tractations devaient se poursuivre à la fin du Shabbat, le jour de repos hebdomadaire juif qui s’achève samedi soir. «Avec le report du Conseil des ministres, le Premier ministre s’est donné du temps pour trouver une solution à la crise avec le Shass et le Meretz (laïc)», a précisé la porte-parole de M. Barak Merav Parsi-Tzadok. À la place du Conseil des ministres, le cabinet chargé des affaires de sécurité sera convoqué dimanche pour discuter des négociations avec l’Autorité palestinienne qui se poursuivaient à Washington, a ajouté la porte-parole. La crise provoquée par le Shass n’est toutefois pas encore réglée. M. Yishaï a ainsi présenté une liste d’exigences. Il a demandé que le Shass soit «associé totalement aux décisions concernant le processus de paix et à la préparation du prochain budget, contrairement à ce qui s’est passé jusqu’à présent», a précisé la radio militaire. Au Parlement, le Shass s’est abstenu ou a voté contre ces dernières années lors des votes sur les différents accords intervenus avec l’Autorité palestinienne. M. Yishai a également exigé que son réseau éducatif, qui lui permet de disposer d’une assise populaire, soit retiré du contrôle du ministre de l’Éducation Yossi Sarid, chef du Meretz (10 députés), la bête noire des religieux. Enfin le Shass demande qu’une loi légalisant les stations de radios pirates proches du parti soit votée. Ce n’est qu’à cette condition qu’il bloquerait la proposition de loi votée le 7 juin en lecture préliminaire appelant à des élections anticipées. Le Shass, ainsi que deux autres partis de la majorité, le Parti national religieux (5 députés) et le parti russophone Israël Be Alya (4 députés) avaient voté ce texte présenté par l’opposition. À supposer que M. Barak parvienne à s’entendre avec le Shass, il risque toutefois de ne pas être au bout de ses peines. Le Meretz a menacé de quitter la coalition, tout en affirmant qu’il soutiendrait le gouvernement sur le processus de paix, si M. Barak cédait au «chantage» du Shass. Encouragés par les exigences du Shass, le député arabe d’opposition, Ahmed Tibi, et un député d’Israël Be Alya, Youli Edelstein, ont demandé à leur tour l’ouverture de stations de radio arabophones et russophones.
Le Premier ministre israélien Ehud Barak s’est donné hier un répit de deux jours en reportant à mardi le prochain Conseil des ministres pour tenter de résoudre la crise la plus aiguë qu’ait connue son gouvernement. Les quatre ministres de l’important parti ultraorthodoxe Shass (17 députés sur 120) étaient censés remettre dimanche leur lettre de démission au cours du Conseil des ministres hebdomadaire, conformément à la décision prise le 13 juin par le Conseil des Sages de la Torah, l’organe suprême du parti. Sans le Shass, M. Barak ne disposerait plus de majorité au Parlement et ne pourrait pas notamment faire voter un éventuel accord-cadre avec l’Autorité palestinienne. Pour tenter de trouver un compromis, M. Barak a rencontré hier à Tel-Aviv le ministre du Travail et chef politique du Shass Eli Yishaï....