Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Avis aux anciennes des pensionnats du Sacré-Coeur

La Roumanie est face à son grand défi de cet Euro2000 de football aujourd’hui à Arnhem (19h00 heure de Beyrouth) : battre le Portugal, heureuse surprise de cette compétition après sa démonstration lundi face à l’Angleterre (3-2), pour maintenir ses chances de qualification dans le groupe A. À l’inverse de la formation roumaine, l’équipe lusitanienne nage dans le bonheur. La confiance est là. «C’est peut-être trop», a même lâché Humberto Coelho, le sélectionneur. L’entraîneur portugais s’efforce en effet de contenir un enthousiasme débordant, mais aussi, surtout, de réduire les effets qui pourraient être néfastes de cette victoire historique avec l’arrivée d’agents ayant subitement découvert les qualités du football de ce pays. «Je suis une sorte de parapluie qui tente de protéger au maximum les joueurs», a ajouté Coelho. Les joueurs, justement, sont dopés à la confiance. Certains, comme Manuel Rui Costa, ne doutent plus de rien. «Ce succès contre l’Angleterre est un match référence. Si aujourd’hui on est mené deux ou même trois à zéro, on sait qu’on peut revenir. Cette confiance doit être une arme qui doit faire peur à l’adversaire», a déclaré le milieu de terrain qui souhaite quitter le club italien de la Fiorentina. Humberto Coelho ne devrait apporter aucun changement à la formation qui a débuté le match contre les Anglais. La tactique employée devrait être la même : du jeu, rien que du jeu, et ce à partir d’un modulable 4-4-2 articulé autour du trio Luis Figo, Manuel Rui Costa, Joao Pinto. Seule une incertitude demeure : Coelho fera-t-il jouer Paulo Sousa, désormais à 100 % de ses moyens ? Popescu puissance 100 Côté roumain, le sélectionneur Emerich Jenei reste perplexe à la suite du match contre l’Allemagne (1-1). Si la qualité collective a bien été saluée, la formation a gravement péché dans la finition. En outre, le technicien sait qu’il ne pourra pas s’appuyer durant toute la rencontre sur son meneur de jeu et capitaine Gheorghe Hagi. L’âge (35 ans), une condition physique encore précaire, des adducteurs douloureux, l’addition est lourde. Le cas Hagi pénalise surtout une formation roumaine qui s’appuie encore beaucoup trop sur les qualités exceptionnelles mais déclinantes de son meilleur joueur. Par ailleurs Jenei a des doutes concernant les participations de son gardien Bogdan Stelea et du défenseur Cosmin Contra, légèrement blessés. Une décision sera prise aujourd’hui. En revanche, il pourra compter sur son imposant défenseur Gheorghe Popescu qui fêtera à l’occasion sa 100e sélection! Enfin, le jeune Adrian Mutu (21 ans, Inter Milan) a fortement déçu son sélectionneur lors du match contre l’Allemagne et n’a plus de droit à l’erreur. «Le Portugal est une grande équipe. La difficulté sera de trouver le bon tempo. Mettre beaucoup de rythme dans le match pourrait être dangereux, car les Portugais ne sont jamais aussi forts que lorsqu’il y a justement du rythme dans une rencontre, en raison de leur aisance technique collective», a précisé le sélectionneur roumain, serein malgré l’enjeu. L’attaquant roumain Viorel Moldovan a souligné le fait que, malgré l’attention toute particulière dont jouira Figo, son équipe ne commettra pas l’erreur de sous-estimer le reste d’une équipe portugaise au talent certain. «Figo a frappé les imaginations, mais le danger peut tout aussi bien jaillir des pieds de joueurs comme Rui Costa ou João Pinto, explique l’avant-centre de Fenerbahçe. Nous ne pouvons nous permettre de les négliger». L’effectif roumain cherchera un adjuvant moral dans le résultat de la dernière rencontre entre les deux équipes. Les Roumains l’emportèrent en effet sur les Portugais (1-0) lors d’un match de qualification pour l’Euro2000 en octobre 1999. «Nous avons prouvé ce jour-là que nous pouvions battre le Portugal. Et n’oubliez pas que nous y sommes parvenus sans l’aide de Hagi. Dès lors, il semble que nous puissions être confiants», confie Moldovan. Une défaite, et la Roumanie pourrait quitter prématurément la compétition comme lors de l’Euro-96 en Angleterre. Loin de ces inquiétudes, le Portugal veut confirmer par une deuxième victoire pour que cette équipe demeure, qui a tant séduit, pour son premier match, les amateurs du beau football.
La Roumanie est face à son grand défi de cet Euro2000 de football aujourd’hui à Arnhem (19h00 heure de Beyrouth) : battre le Portugal, heureuse surprise de cette compétition après sa démonstration lundi face à l’Angleterre (3-2), pour maintenir ses chances de qualification dans le groupe A. À l’inverse de la formation roumaine, l’équipe lusitanienne nage dans le bonheur. La confiance est là. «C’est peut-être trop», a même lâché Humberto Coelho, le sélectionneur. L’entraîneur portugais s’efforce en effet de contenir un enthousiasme débordant, mais aussi, surtout, de réduire les effets qui pourraient être néfastes de cette victoire historique avec l’arrivée d’agents ayant subitement découvert les qualités du football de ce pays. «Je suis une sorte de parapluie qui tente de protéger au maximum...