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Actualités - Opinion

Les débris du chagrin

Tant pis, à défaut de brocarder les patrons, va falloir se rabattre sur les larbins. Ce festival de pleureuses, j’te jure ! Faut croire que chez nous, c’est la tristesse qui a tourné confiture : moins on en a, plus on l’étale. Une compote de jérémiades sur fond d’investissement politique... et de haute technologie. L’ère Bachar forcément, puisque tout le cheptel gouvernemental a brusquement découvert les joies de l’Internet. Page de démarrage: www.syria.org Clic ! servez chaud et passez la souris. Et je ne t’oublie pas ceux qui l’ont pris profond dans le baba. Télé-Liban, tiens ! Voilà une chaîne qui crève la dalle, qui n’a plus un rond pour payer son personnel, qui ne survit que sous perfusion d’un Trésor public déjà prostatique. Lui tombent des cieux les championnats de Roland-Garros et de l’Euro2000 pour se faire un peu de pub... Ballepeau ! Le chagrin spontané est obligatoire. Les salariés se nourriront de musique classique. Autre antenne, autre misère : celle du brave Rafic à fric, qui débite de la tristesse en tranches, en ajoute et rajoute. Des talk-shows à la brouette où des ahuris obtus se découvrent soudain syrologues pointus. Diable, avec Khaddam au placard, des amitiés, il en a à se faire pardonner, le bouffon bouffi. Tout ça pour te dire qu’à toutes les branches du cèdre, les paillassons fleurissaient comme des guirlandes. Tellement serviles que ça en devient une maladie incurable. Tellement libanais, que tu as envie de les secourir.
Tant pis, à défaut de brocarder les patrons, va falloir se rabattre sur les larbins. Ce festival de pleureuses, j’te jure ! Faut croire que chez nous, c’est la tristesse qui a tourné confiture : moins on en a, plus on l’étale. Une compote de jérémiades sur fond d’investissement politique... et de haute technologie. L’ère Bachar forcément, puisque tout le cheptel gouvernemental a brusquement découvert les joies de l’Internet. Page de démarrage: www.syria.org Clic ! servez chaud et passez la souris. Et je ne t’oublie pas ceux qui l’ont pris profond dans le baba. Télé-Liban, tiens ! Voilà une chaîne qui crève la dalle, qui n’a plus un rond pour payer son personnel, qui ne survit que sous perfusion d’un Trésor public déjà prostatique. Lui tombent des cieux les championnats de Roland-Garros et de...