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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché équilibré

e dollar est resté offert hier, à Beyrouth, mais à des cours proches du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenu en l’état, comme le bas de cette fourchette, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, dans un marché plus attiré par les placements en bons du Trésor libanais. En effet, le billet vert, qui s’est maintenu au fixing de la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, s’est négocié finalement dans les échanges interbancaires entre 1 510,50 et 1 511,50 LL, après un départ entre 1 510,50 et 1 512,50 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque dix millions de dollars, entièrement traités à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans aucune intervention de la BDL, sur un marché équilibré de lui-même. Dollar résistant malgré le statu quo monétaire de la Fed À l’étranger, le dollar a fait preuve de fermeté face à l’euro et au yen sur les marchés des changes internationaux, malgré l’annonce par la Réserve fédérale américaine (Fed) qu’elle maintiendrait en l’état son principal taux servi sur les fonds fédéraux (Fed funds) à 6,50 % à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire. Ce mouvement semble s’expliquer par les mises en garde lancées dans le cadre d’un communiqué diffusé par la Fed à l’issue de cette réunion donnant des idées plus claires sur les menaces de pressions inflationnistes aux États-Unis. Cela d’autant qu’on apprenait du département américain de Commerce que les commandes de biens auraient augmenté de 6 % le mois dernier, au lieu de 3 % attendu, pour la première fois depuis décembre 1999, contre une baisse de 5,7 % en avril, témoignant d’une certaine surchauffe économique indésirable. Plus tôt dans la journée, les opérateurs restaient toutefois prudents, évitant de prendre position avant cette décision de la Fed de laisser ses taux inchangés, malgré qu’ils avaient largement anticipé ce statu quo monétaire. Pourtant, certains analystes n’excluaient pas un geste dans le sens d’un certain durcissement de la politique monétaire de la Fed pour couper court aux pressions inflationnistes. De ce fait, l’euro ne parvenait pas à profiter de la publication hier des chiffres sur l’évolution des prix à l’importation en Allemagne qui ont augmenté de 2,00 % en mai par rapport à avril et de 11,7 % en glissement annuel. Mais il n’en demeure pas moins que le marché avait prêté plus d’attention dans la journée aux propos de l’économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), Otmar Issing, selon lequel celle-ci ne restera pas les bras croisés si la faiblesse de la monnaie unique sur les marchés des changes met en danger la stabilité des prix dans la zone euro en rendant excessivement chers les produits importés. Il en est de même de la déclaration faite hier à Berlin par le chancelier allemand Gerhard Schröder estimant que l’euro a un potentiel considérable d’appréciation face aux autres grandes devises. Quant au yen, il est resté sous pression face au dollar avant et après la décision de la Fed sur les taux d’intérêt aux États-Unis, par crainte d’une intervention de la Banque du Japon contre toute nouvelle appréciation de sa monnaie. Cela étant, le dollar s’est finalement négocié, à New York, sur un ton généralement soutenu comme suit : – 0,9455 pour un euro contre 0,9460, la veille – 1,5125 pour un sterling contre 1,5075 – 2,0690 DM contre 2,0670 – 6,9380 FF contre 6,9325 – 1,6425 FS contre 1,6440 – 2 047,90 lires contre 2 046,35 – 105,50 yens contre 105,30. Bourse de Beyrouth : marché atone À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée généralement faible, les actions A de Solidere ayant baissé dans une proportion plus grande que la hausse de celles de la catégorie B, dans un marché autrement stable et délaissé sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,34 % à 64,98 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 139,29 points. Ce mouvement s’est déroulé dans un volume d’affaires pratiquement faible, ne dépassant pas quelque 11 532 actions d’une valeur globale de 94 913 dollars. Wall Street soulagée après la Fed Sur les places boursières internationales, la prudence était de mise hier sur les marchés américains avant le statu quo monétaire décidé par la Fed pour les six prochaines semaines. Mais après le maintien en l’état des taux d’intérêt suite à quelques signes de ralentissement de l’économie aux États-Unis, les investisseurs paraissaient plutôt soulagés. Pourtant, ils ont prêté attention aux commentaires de la Fed sur la persistance de quelques signes inflationnistes. Cela d’autant qu’ils avaient appris du département américain du Commerce que les commandes de biens durables auraient fortement progressé en mai, confirmant la surchauffe de l’économie. Cette progression semble appuyer la thèse d’une hausse du Produit intérieur brut (PIB) américain de 4 % au deuxième trimestre en rythme annuel contre 5,4 % au premier, en dépit d’un ralentissement de la consommation des ménages. Dans l’actualité boursière, le marché, déjà soulagé par le statu quo monétaire de la Fed, a été attentif aux informations sur les sociétés comme notamment Coca-Cola qui a prévu que ses ventes mondiales devaient progresser de 5 à 6 % sur le deuxième trimestre. Il en est de même du groupe des messagerie FedEX, qui a annoncé un bénéfice supérieur aux attentes des analystes. De plus, les valeurs de la haute technologie, notamment les constructeurs informatiques, étaient généralement en hausse, de même que le secteur des télécommunications qui continue de réagir favorablement au blocage de la fusion entre WorldCom et Sprint par le gouvernement américain, redonnant de la vigueur à l’indice Nasdaq qui a frôlé le seuil des 3 950 points. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est remonté d’un plus bas à 10 506,39 points à un plus haut à 10 608,40 points, avant d’afficher en préclôture 10 595,96 points, en hausse de 91,50 points sur la veille. Hausse modérée des Bourses européennes Les marchés boursiers européens se sont tenus dans l’expectative hier en fin d’après-midi, à une heure de la décision de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt, de modestes gains des valeurs pharmaceutiques compensant les pertes des technologiques. L’indice paneuropéen Furotop de 300 valeurs a gagné 0,10 % et l’Euro Stoxx 50 des 50 valeurs vedettes de la zone euro 0,40 %. La Bourse de Paris s’est adjugée 0,60 %, celle de Zurich 0,40 %, Milan 1,10 % et Madrid 0,50 %, alors que Londres perdait 1,00 %, Bruxelles 0,10 % et que Francfort et Amsterdam ne variaient pratiquement pas. La bonne tenue de Wall Street n’a apporté qu’un soutien modéré. Le marché s’attendait largement à ce que la Fed ne modifierait pas ses taux d’intérêt, mais elle pourrait mettre en garde contre les risques inflationnistes potentiels. Pour la prochaine réunion de la Fed au mois d’août, les analystes tablent sur un relèvement d’un quart de point. Côté hausse, BNP Paribas s’est distinguée avec une progression de 5,20 %, entraînant son secteur dans son sillage, après qu’URS Warburg eut augmenté son objectif de cours et réaffirmé sa recommandation à «achat fort». Le secteur pharmaceutique a progressé de 1,40 %, sous la conduite de la société britannique Smith & Nephew, qui a annoncé un plan de cession de plusieurs activités, sa plus grosse restructuration jamais entreprise. Le titre s’est octroyé 8,20 %. La technologie a continué de se situer à la traîne du marché, perdant 0,90 % et menant la liste des baisses pour la troisième séance consécutive sous l’effet de prises de bénéfices. En ce qui concerne les offres publiques de vente, la société britannique des logiciels Orchestream et l’entreprise allemande des logistiques Microlog ont gagné 70 % pour leur premier jour de transactions. Le producteur italien de cartons, nouvellement émis, Mondo TV s’est adjugé 13,0 %, après avoir atteint sa limite autorisée de hausse cinq minutes seulement après l’ouverture. Pour ses débuts, le conglomérat espagnol des médias Grupo Prisa s’est adjugé 18,0 %, après une offre d’actions de 909 millions d’euros, la plus importante pour une entreprise espagnole. Tokyo : poursuite de la hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse mercredi, en dépit de la nervosité créée par la réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale. La prudence est de rigueur avant la décision monétaire de la Fed, encore que dans l’ensemble, le marché pense qu’elle observera le statu quo monétaire, tout en anticipant un nouveau relèvement d’ici la fin de l’année. Surtout, la Bourse a tiré parti du sentiment que le «tankan» (rapport de conjoncture trimestriel) de la Banque du Japon (BoJ), attendu la semaine prochaine, témoignera d’un climat des affaires encore amélioré. L’indice Nikkei-225 a gagné 91,11 points (0,53 %) à 17 370,17, après un plus haut de 17 421,07. «Le marché maintenant se préoccupe du “tankan”, qui montrera sans doute que la reprise économique du Japon est bien ancrée», a commenté Hiroyuki Nakai (Nippon Global Securities). Pourtant, de nombreux investisseurs épient la réaction des marchés américains à l’issue de la réunion de la Fed, une éventuelle baisse des cours paraissant préjudiciable pour les exportateurs japonais, qui réalisent une part non négligeable de leurs bénéfices en Amérique du Nord. Si l’on tient compte des gains de mercredi, le Nikkei a récupéré 8,5 % par rapport au plus bas de clôture d’un an de 16 008,14 touché le 26 mai dernier. L’indice Topix de l’ensemble des valeurs de la première section a pris 4,10 points (0,26 %) à 1 578,44, tandis que le contrat de septembre sur le Nikkei a cédé 10 points à 17 350. On a compté sur le marché 714 hausses contre 533 baisses et 147 inchangées dans un volume de 764,72 millions de titres contre 666,75 millions mardi. L’indice de la seconde section a gagné 0,26 % à 2 456,92 et l’indice du hors cote 0,12 % à 1 751,81.
e dollar est resté offert hier, à Beyrouth, mais à des cours proches du haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenu en l’état, comme le bas de cette fourchette, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, dans un marché plus attiré par les placements en bons du Trésor libanais. En effet, le billet vert, qui s’est maintenu au fixing de la BDL au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, s’est négocié finalement dans les échanges interbancaires entre 1 510,50 et 1 511,50 LL, après un départ entre 1 510,50 et 1 512,50 LL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque dix millions de dollars, entièrement traités à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans aucune intervention de la...