La mode ne chôme pas... Celle de l’hiver prochain est déjà mise en place. Les commentaires ne sont pas enthousiastes. Ce qui a inspiré cette évaluation lapidaire à une des papesses de l’élégance, Diana Vreeland: «Ce qui me dérange, ce n’est pas le mauvais goût, c’est l’absence de goût»... En quelques mots, à titre d’exemple, c’est le tweed qui revient en force mais rebrodé ou décoré de fils d’or, les imprimés des années 70 (géométrico-géographiques) mais aussi le bon vieux lurex. Pour le premier hiver d’un nouveau millénaire, on espérait mieux. Mais il faut croire que la source d’inspiration n’est plus une fontaine de jouvence. Beaucoup de choc et peu de chic dans un mélange de réminiscences généralement racoleuses. Exemple typique: le nouveau tailleur. Le duo jupe-blouse est banni. Décoré de lamé ou de motifs brodés, un nouveau couple surgit: robe et petit manteau (Chanel, Missoni). Mais chez Yves Saint-Laurent, le célèbre costume veste-pantalon, cheval de bataille de l’élégance YSL, reste immuable. La fourrure, autant la fausse que la vraie, se hérisse façon «Esquimaux». Version, plus domestiquée, en chevron géant, noir et blanc, on la trouve en manteaux à martingale chez Gucci, Cerruti, Céline, Loewe. Le manteau-trench, toutefois, n’est pas pour autant détrôné. Retrouvé dans toutes les collections, il est également présent non seulement dans le chic classique de Louis Vuitton mais également chez l’iconoclaste Paul Gaultier. Si le tailleur classique s’en va, la blouse demeure, mais autrement. En haut pailleté, en mousseline translucide, imprimée de rayures pois, dessins cachemire ou géométriques, elle subsiste à sa manière. Un top moulant, orné de motifs multicolores, en jersey et à col haut, remplace souvent la blouse. Le pull subsiste en mohair travaillé et à manches «kimono» ou «chauve-souris» (Martine Sitbon, Testoni, Missoni, Lanvin, Louis Vuitton, Versace). Pièce de choix dans ce domaine: le twin-set gris, en paillettes mat, signé J.-P. Gaultier. En jersey fluide, moulant et taille basse, le pantalon ne quitte pas la scène. Galbé et effilé sur la jambe, puis évasé sur le pied, il se fait également en soie cassante pour les tenues habillées (Lanvin, Versace, Chanel). Jupes, robes, chasubles Légère ou stricte, robe-chemise ou robe chasuble, la robe habille l’hiver 2000-2001. Ceinturée à la taille, qu’elle soit en mousseline imprimée ou en satin brillant, elle se veut «décorée»: broderies, perles, plumes, empiècements, fils métalliques la parent de leur brillance. Le clou dans ce chapitre, c’est la robe-culotte volantée, signée Eric Bergère, le nouveau styliste qui monte... Les jupes moulantes, elles, s’additionnent de ruches, de volants, de froufrous et même de plumes. Mais la vedette de la saison, c’est la jupe évasée. Fluide et mouvante, comme dans les années cinquante. Mais l’incursion dans le passé ramène à la surface une autre revenante: la jupe plissée soleil, en mousseline, dans des teintes tendres (Cerruti, Jil Sander, Alberta Ferreti).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La mode ne chôme pas... Celle de l’hiver prochain est déjà mise en place. Les commentaires ne sont pas enthousiastes. Ce qui a inspiré cette évaluation lapidaire à une des papesses de l’élégance, Diana Vreeland: «Ce qui me dérange, ce n’est pas le mauvais goût, c’est l’absence de goût»... En quelques mots, à titre d’exemple, c’est le tweed qui revient en force mais rebrodé ou décoré de fils d’or, les imprimés des années 70 (géométrico-géographiques) mais aussi le bon vieux lurex. Pour le premier hiver d’un nouveau millénaire, on espérait mieux. Mais il faut croire que la source d’inspiration n’est plus une fontaine de jouvence. Beaucoup de choc et peu de chic dans un mélange de réminiscences généralement racoleuses. Exemple typique: le nouveau tailleur. Le duo jupe-blouse est banni....