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Actualités - Chronologie

L'éducation devient le Nouvel eldorado du Web

L’éducation devient le nouvel espace de développement de l’Internet, malgré les limites actuelles de capacité de l’outil et son coût, qui l’interdit aux pays pauvres, selon les participants du premier Marché mondial de l’éducation, qui s’est tenu récemment à Vancouver. Après le cinéma, la télévision ou l’industrie des jeux, l’enseignement, traditionnellement financé par des budgets publics, entre ainsi dans la révolution numérique et la commercialisation qui lui est associée. Plusieurs centaines d’acteurs venus du monde entier, universités, gouvernements, établissements scolaires, éditeurs de CD-Rom, concepteurs de logiciels, prestataires de services, ont évoqué à Vancouver les possibilités de coopération, particulièrement pour l’enseignement à distance et la formation continue. Une formidable bataille commerciale s’amorce entre des organismes traditionnels comme l’université ouverte au Royaume-Uni ou le Centre national d’études à distance (CNED) en France, des chaînes de télévision publiques comme la BBC, France télévision ou La Cinqième, des petites start-ups privées ou des géants industriels comme Microsoft ou IBM. En face se trouve l’ensemble du tissu éducatif mondial, et plus spécifiquement les universités qui apportent le fameux contenu recherché par les fournisseurs de «tuyaux», et sont très courtisées à Vancouver. Objectif : offrir sur le Web à tout un chacun et à domicile les cours dispensés à quelques dizaines d’étudiants seulement et permettre l’instauration de «diplômes en ligne». Déjà, une université sur trois le fait aux États-Unis sans compter les «universités virtuelles» comme Regents College qui cherche à se développer à l’international. La France est très en retard. «Nous devons nous y mettre très vite, sous peine d’être considérées comme des universités de seconde zone», a prévenu Jean-Claude Sergeant, responsable des relations internationales à Paris III, la Sorbonne. Le magazine américain Forbes a donné un nom au phénomène: la «webucation» sera le nouvel eldorado de l’Internet, et l’enseignement à distance, son moteur de croissance, selon le gourou du management, Peter Drucker. Il faut «inventer» des façons novatrices de soutenir l’enseignement, a ajouté Shona Butterfield, directeur-général de l’Institut professionnel d’enseignement à distance de Nouvelle-Zélande. «Il manque 6 000 professeurs de sciences en Tanzanie à cause du sida», a-t-elle souligné. Néanmoins, il est encore trop tôt pour que l’Internet comble le fossé éducatif entre pays riches et pays pauvres. «Pour les pays en voie de développement, l’Internet est beaucoup trop cher», a déclaré Guillermo Kelley, directeur général de l’Institut latino-américain de la communication en éducation basé à Mexico. «Dans certains villages, il n’y a pas de téléphone, parfois pas d’électricité. Nous préférons utiliser la télévision par satellite pour l’enseignement à distance qui est moins chère». Le Mexique continue néanmoins de connecter les établissements scolaires et pense rattraper son retard d’ici cinq à dix ans, a-t-il ajouté.
L’éducation devient le nouvel espace de développement de l’Internet, malgré les limites actuelles de capacité de l’outil et son coût, qui l’interdit aux pays pauvres, selon les participants du premier Marché mondial de l’éducation, qui s’est tenu récemment à Vancouver. Après le cinéma, la télévision ou l’industrie des jeux, l’enseignement, traditionnellement financé par des budgets publics, entre ainsi dans la révolution numérique et la commercialisation qui lui est associée. Plusieurs centaines d’acteurs venus du monde entier, universités, gouvernements, établissements scolaires, éditeurs de CD-Rom, concepteurs de logiciels, prestataires de services, ont évoqué à Vancouver les possibilités de coopération, particulièrement pour l’enseignement à distance et la formation continue. Une...