Le dollar a débuté la semaine hier, à Beyrouth, sur un marché plutôt «vendeur» en l’absence d’intérêts à l’achat en dehors des besoins commerciaux des agents financiers. Mais il n’en demeure pas moins qu’il est resté confiné au sein de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenue en l’état, comme depuis le 9 septembre dernier, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, quoique dans une marge largement plus étroite comprise entre 1 507,00 et 1 508,00 LL. En effet, il a dû achever la journée, selon la BDL, au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, niveau autour duquel les établissements de crédit l’ont également négocié à la clôture des échanges interbancaires, après un départ entre 1 509,00 et 1 511,00 LL, a-t-on appris de sources cambistes. Toutefois, en raison de l’étroitesse de la demande, le volume d’affaires n’aurait pas dépassé hier quelque sept millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Le repli du yen a soulagé l’euro À l’étranger, l’euro a limité son recul sous le seuil de 0,94 dollar en ce début de semaine sur les marchés des changes internationaux grâce au repli du yen, alors que les opérateurs attendaient la décision demain de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux d’intérêt sans trop croire à un nouveau durcissement de sa politique monétaire. La monnaie unique européenne a donc suivi les tribulations du yen. Selon les cambistes, il n’y avait pas de raisons fondamentales à ces fluctuations «hormis un marché très étroit qui accentue le moindre mouvement», ajoutant que l’euro pourrait évoluer dans une fourchette étroite d’ici à la fin de la semaine. D’autres analystes estimaient toutefois que le yen souffrait de la prudence des investisseurs au lendemain des élections législatives au Japon la veille, avec la perte de la majorité absolue du Parti démocrate libéral au pouvoir. Et d’ajouter que le marché craint de voir le gouvernement nippon augmenter la pression sur la Banque du Japon pour qu’elle n’abandonne pas trop vite sa politique à taux zéro, car il est probable qu’il adopte des mesures fiscales et budgétaires complémentaires pour accroître la consommation et soutenir la croissance. Quant à l’euro, il a profité du repli du yen, alors que les investisseurs restaient prudents à la veille de la décision de la Fed sur les taux d’intérêt. Même si la majorité des analystes tablent sur un statu quo monétaire aux États-Unis après plusieurs mois d’indicateurs économiques faibles, certains continuent d’estimer qu’il pourrait y avoir un nouveau tour de vis cette année pour prévenir les risques des pressions inflationnistes. Par ailleurs, l’inflation en Allemagne, première économie de la zone euro, s’est accélérée en juin en raison de la cherté du pétrole, renforçant les pronostics qui tablent sur une nouvelle hausse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) avant septembre prochain. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par la hausse de 0,6 % des prix à la consommation en juin comparé à mai et de 1,9 % sur un an, selon des données provisoires diffusées hier. Cela d’autant qu’en mai les prix avaient reculé de 0,1 % comparé au mois d’avril, portant leur progression annuelle à 1,4 %. Enfin, la livre sterling n’a pas pu repasser à la hausse le seuil de 1,50 dollar, souffrant de spéculations récurrentes selon lesquelles la Banque d’Angleterre ne relèvera plus ses taux d’intérêt d’ici à la fin de l’année. C’est dans ce contexte, que le dollar s’est finalement négocié, à New York, sur un ton mitigé, comme suit : – 0,9385 pour un euro contre 0,9360, vendredi dernier – 1,4990 pour un sterling contre 1,5010 – 2,0840 DM contre 2,0895 – 6,9895 FF contre 7,0085 – 1,6500 FS contre 1,6580 – 2 063,15 lires contre 2 068,65 – 105,70 yens contre 104,75. Bourse de Beyrouth : stabilité dans la déprime À la Bourse de Beyrouth, le marché s’est stabilisé en ce début de semaine dans la déprime, en l’absence d’initiatives à l’achat et à la vente. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu invariablement à 65,20 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 139,29 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires très mince avec quelque 5 295 actions négociées d’une valeur globale de 40 474 dollars. Hausse de Wall Street Sur les places boursières internationales, des achats de fin de trimestre ont profité hier aux marchés américains, tirant aussi bien Wall Street que la Bourse électronique Nasdaq vers le haut. À cela auraient contribué aussi des anticipations de maintien des taux diercteurs américains en l’état demain, à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed, face aux signes de ralentissement de la croissance économique américaine. Et ce malgré l’annonce hier d’une hausse de 4,3 % des reventes de logements le mois dernier contre une baisse de 6,2 % en avril. Toutefois, les commentaires négatifs d’analystes sur l’Internet ont fait plomber les actions de ce secteurs, notamment Amazon.com., America Online, Yahoo, eBay... Pourtant, la bonne tenue de la haute technologie, l’autre secteur largement représenté sur le Nasdaq avec celui de l’Internet, est venue soutenir la tendance de ce marché quoique dans une moindre mesure que celui de Wall Street. L’annonce du rachat par Philip Morris du groupe américain Nabisco Holdings pour 18,9 milliards de dollars, dont environ 4 milliards de reprise de dettes, a aussi soutenu le Dow Jones des industrielles. Celui-ci a fait ainsi un bond de 10 403,69 points au plus bas à 10 566,68 points au plus haut, avant d’afficher en mi-séance 10 525,35 points, en hausse de 120,60 points sur vendredi dernier. Indécision des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont été indécis en fin de séance, malgré une hausse de Wall Street en matinée, la tendance en Europe ayant été surtout affectée par un recul de certaines technologiques entraînées par la forte chute du fournisseur d’accès Internet Freeserve Plc. À la clôture de la plupart des places européennes, Paris a gagné 0,63 % et Londres 0,21 %, tandis qu’Amsterdam a pris 0,48 % et Zurich 0,12 %. Francfort et Milan ont gagné 0,67 % et 0,18 % respectivement. L’indice paneuropéen Eurotop 300 s’est replié de 0,23 % et l’Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, s’est tassé de 0,07 %. C’est le compartiment des technologiques qui a globalement accusé la baisse la plus sensible : plus de deux pour cent. Bonne tenue de la chimie, de l’automobile et des banques, qui ont bénéficié de l’intérêt des investisseurs pour l’économie traditionnelle. Aux télécommunications, le géant espagnol Telefonica gagnait 1,20 %, en dépit des incertitudes qui entourent l’importante réunion de son conseil mercredi. Tele Danmark, qui ne compte pas vendre sa participation de 40 % dans le norvégien NetCom AS et étudie une coopération avec son concurrent suédois Telia, perdait du terrain. Le groupe finlandais de télécommunications Sonera progressait après l’annonce de discussions sur une fusion avec d’autres groupes de téléphones mobiles, dont France Télécom. Tokyo : en baisse Les valeurs japonaises ont terminé en légère baisse lundi, davantage «inspirées» par le repli du Nasdaq vendredi soir aux États-Unis que par le résultats des élections législatives de dimanche qui ont vu la reconduction de la coalition au pouvoir à une majorité réduite. L’indice Nikkei 225 a fini sur un repli de 0,22 % ou 37,81 points, à 16 925,40 points, tandis que l’indice Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, a fini en repli de 0,68 % ou 10,62 points, à 1 546,98 points. Aux autres indices, le Nikkei 300 s’est replié de 0,45 % ou 1,37 point, à 303,83 points. Le contrat à terme échéance septembre sur l’indice de la seconde section a perdu 0,30 % ou 7,27 points, à 2 446,46 points. «La baisse du Nasdaq vendredi a exercé une plus grande influence hier que les élections dont les résultats ont été plutôt neutres», a commenté Hidenori Karaki, de Tokyo Mitsubishi Personal Securities. Nombre d’investisseurs se sont également tenus sur la défensive avant la réunion de la Réserve fédérale américaine cette semaine. Les progressions l’ont toutefois emporté sur les baisses par 690 à 566, avec 146 valeurs inchangées, dans un volume de 477,75 millions de titres, contre 596,91 millions vendredi. La vedette de la haute technologie Sony Corp a perdu 1,40 %, en raison en partie d’une information du quotidien financier Nihon Keizai Shimbun selon laquelle elle accusera probablement une perte nette consolidée de 110 milliards de yens au trimestre d’avril à juin pour couvrir des coûts hors exploitation.
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