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Actualités - Chronologie

Les Sud-coréens ont des doutes sur l'ennemi

La Corée du Sud se demande, 50 ans plus tard, si sa rivale du nord est toujours son «principal ennemi». En deux semaines, le «cher leader» de la Corée du Nord est parvenu à renverser radicalement un demi-siècle de guerre froide désignant officiellement son pays comme le «principal ennemi» du sud. La réconciliation est désormais à l’ordre du jour entre les deux Corées à l’issue du sommet historique entre leurs deux dirigeants la semaine dernière à Pyongyang. Pour autant, les deux pays sont toujours théoriquement en guerre en l’absence de traité de paix et la nouvelle, le 25 juin 1950 de l’invasion du Sud par le Nord, est toujours dans les mémoires au sud du 38e parallèle, frontière entre les deux Corées. Rien n’est oublié, mais la déclaration conjointe signée entre les deux Corées à l’issue de leur sommet historique et promettant d’œuvrer vers la réconciliation et la réunion de familles séparées par 50 ans d’hostilités, a soulevé un immense espoir au Sud. Du coup l’appellation de «principal ennemi» réservée à la Corée du Nord est l’objet de remises en cause. Beaucoup au sein du parti du président sud-coréen Kim Dae-Jung, le Parti démocratique du millénaire, souhaitent que cette formule officielle, qui apparaît dans les documents du gouvernement, soit abandonnée. Mais l’opposition se montre plus réservée, estimant que le sommet de Pyongyang menace aussi la sécurité de la Corée du Sud. La secrétaire d’État américaine Madeleine Albright a rappelé à ce propos, vendredi à Séoul, que les États-Unis n’entendaient pas retirer ou réduire le nombre de ses 37 000 soldats stationnés au Sud.
La Corée du Sud se demande, 50 ans plus tard, si sa rivale du nord est toujours son «principal ennemi». En deux semaines, le «cher leader» de la Corée du Nord est parvenu à renverser radicalement un demi-siècle de guerre froide désignant officiellement son pays comme le «principal ennemi» du sud. La réconciliation est désormais à l’ordre du jour entre les deux Corées à l’issue du sommet historique entre leurs deux dirigeants la semaine dernière à Pyongyang. Pour autant, les deux pays sont toujours théoriquement en guerre en l’absence de traité de paix et la nouvelle, le 25 juin 1950 de l’invasion du Sud par le Nord, est toujours dans les mémoires au sud du 38e parallèle, frontière entre les deux Corées. Rien n’est oublié, mais la déclaration conjointe signée entre les deux Corées à l’issue de...