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Actualités - Chronologie

Commémoration Le quarantième de Raymond Eddé célébré à Paris

Une messe de requiem chantée pour le quarantième de la mort de Raymond Eddé a été célébrée hier à Paris par Mgr Saïd Élias Saïd à Notre-Dame du Liban, rue d’Ulm. Dans une église archicomble, Mgr Saïd était entouré de tous les prêtres de la communauté. L’ambassadeur libanais à Paris, M. Raymond Baaklini, s’est fait représenter par Mme Fadlallah, et l’on notait la présence, aux côtés d’un attaché militaire français, de l’ancien ambassadeur de France à Beyrouth Paul Blanc. La famille était représentée par M. Pierre Ferrand-Eynald, ainsi que par M. et Mme Da Costa, les cousins du Amid défunt, et le Bloc national par MM. Rodrigue Houeiss et Sakhr Salem. Le comité des amis de Raymond Eddé, quant à lui, avait délégué son président, M. Antoine Tufenkji, ainsi que M. Nadim Daccache et M. et Mme Yasser Hawary. À la fin de la messe, la fille d’Antoine Tufenkji, Diala, âgée de 13 ans, a prononcé un mot au nom de la jeunesse libanaise, devant une assistance émue aux larmes, un mot dont nous publions ici l’intégralité. «Mon papa l’appelait “Mon Amid”. C’était le mien aussi ! J’avais à peine 4 ans quand vous m’avez portée sur vos épaules. J’étais toute heureuse. Vous m’aviez même offert mes premières robes et nous avons fait de longues promenades ensemble au bord de la mer. C’était pour moi le bonheur. Vous aimiez les enfants. Moi aussi, je vous ai beaucoup aimé. Vous preniez chaque semaine de mes nouvelles pour suivre de plus près mon parcours scolaire. J’essaierai, pour ma part, d’être à la hauteur des ambitions que vous nourrissiez à l’égard de la jeunesse libanaise. Vous m’avez certainement appris le courage, la persévérance et la ténacité. Je suis née à Londres, j’ai vécu en France et je suis, grâce à vous, profondément libanaise, attachée à cette terre bénie, et fière de l’être. Cette jeunesse que vous avez tant aimée et dont je suis issue vous gardera en mémoire et essaiera chaque jour de construire ce Liban que vous avez imaginé et tant souhaité : un Liban souverain, indépendant, libre, démocratique, respectueux des droits de l’homme, des femmes et des enfants. Raymond Eddé, merci au nom de toute la jeunesse de nous avoir laissé ce tel héritage».
Une messe de requiem chantée pour le quarantième de la mort de Raymond Eddé a été célébrée hier à Paris par Mgr Saïd Élias Saïd à Notre-Dame du Liban, rue d’Ulm. Dans une église archicomble, Mgr Saïd était entouré de tous les prêtres de la communauté. L’ambassadeur libanais à Paris, M. Raymond Baaklini, s’est fait représenter par Mme Fadlallah, et l’on notait la présence, aux côtés d’un attaché militaire français, de l’ancien ambassadeur de France à Beyrouth Paul Blanc. La famille était représentée par M. Pierre Ferrand-Eynald, ainsi que par M. et Mme Da Costa, les cousins du Amid défunt, et le Bloc national par MM. Rodrigue Houeiss et Sakhr Salem. Le comité des amis de Raymond Eddé, quant à lui, avait délégué son président, M. Antoine Tufenkji, ainsi que M. Nadim Daccache et M. et Mme...