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Actualités - Chronologie

Almaza en négociations avec le géant Heineken

Sur le bureau de Bernard Jabre, directeur général adjoint d’Almaza, trône en évidence le Guide des amoureux de la bière de l’Américain Bob Klein. La note attribuée à Almaza – 3,9 sur cinq – dépasse celle de plusieurs concurrents européens et américains, tels Heineken (3,4), Carlsberg (3,2), Corona (1,5) ou Budweiser (1,1). «La seule critique concerne la taille de la bouteille, pas assez grande pour faire durer le plaisir, c’est pourquoi nous avons décidé de lancer une 50 centilitres», dit M. Jabre. Ces qualités ont attiré l’attention de Heineken, précise-t-il. La première marque internationale au monde négocie actuellement avec la famille Jabre une augmentation de ses parts dans la brasserie, dont l’ampleur reste à définir. Le brasseur néerlandais détient déjà 10 % d’Almaza par l’intermédiaire de sa filiale Amstel. «Nous sommes ouverts à toute éventualité, y compris perdre la majorité, si le partenariat proposé est d’ampleur régionale». La stratégie de Heineken est en effet de proposer à ses actionnaires une croissance externe, en s’implantant notamment au Moyen-Orient par le rachat de brasseries locales, explique M. Jabre. L’un des points en discussion concerne toutefois la valeur du terrain sur lequel est érigée l’usine Almaza, à Dora, ajoute-t-il. «Cette question est importante pour nous, car il s’agit d’un terrain stratégique, cher, dont le sort pourrait éventuellement être séparé du reste». Soixante-sept années d’expérience prouvent qu’Almaza peut continuer seul, si les conditions d’alliance ne lui plaisent pas, précise M. Jabre, qui réclame toutefois un soutien plus affirmé de la part des pouvoirs publics. «Nous avons demandé à l’État de faire pression sur nos partenaires arabes pour qu’ils pratiquent la réciprocité en matière de droits de douane. Ils sont de 55 % au Liban, contre 300 % en Égypte et 200 % en Syrie». Or la bière fait partie des quatre produits exclus de l’accord douanier conclu entre Damas et Beyrouth, déplore-t-il.
Sur le bureau de Bernard Jabre, directeur général adjoint d’Almaza, trône en évidence le Guide des amoureux de la bière de l’Américain Bob Klein. La note attribuée à Almaza – 3,9 sur cinq – dépasse celle de plusieurs concurrents européens et américains, tels Heineken (3,4), Carlsberg (3,2), Corona (1,5) ou Budweiser (1,1). «La seule critique concerne la taille de la bouteille, pas assez grande pour faire durer le plaisir, c’est pourquoi nous avons décidé de lancer une 50 centilitres», dit M. Jabre. Ces qualités ont attiré l’attention de Heineken, précise-t-il. La première marque internationale au monde négocie actuellement avec la famille Jabre une augmentation de ses parts dans la brasserie, dont l’ampleur reste à définir. Le brasseur néerlandais détient déjà 10 % d’Almaza par l’intermédiaire...