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Actualités - Chronologie

Un nouveau style qui dénote avec celui d'Eltsine

Un sourire gêné et une démarche maladroite, alliés au pragmatisme et à l’efficacité : Vladimir Poutine, en Italie, a tiré un trait sur l’image du président russe titubant à l’étranger qu’était Boris Eltsine, lors de sa première visite en Occident depuis son investiture. Plus soucieux d’actes que de symboles, Vladimir Poutine a mis fin à l’époque des voyages d’apparat de son vieux parrain, qui avait habitué le monde à ses innombrables faux pas en public. Ces images «doivent être remisées aux archives», «le nouveau mot d’ordre est efficacité», estimait mardi le quotidien italien La Repubblica. Arrivé lundi après-midi à Rome, le nouveau président russe a participé en 24 heures à un nombre record de rencontres pour un maître du Kremlin. Il a rencontré le chef du gouvernement italien, Giuliano Amato, puis, après un saut rapide à l’hôtel, le pape Jean-Paul II, avant d’aller dîner avec le président de la République Carlo Azeglio Ciampi, jusqu’à une heure avancée. Hier, avant son départ pour Milan où il devait rencontrer pendant quelques heures les milieux d’affaires, Vladimir Poutine a pris le temps de voir les directeurs des médias italiens, avant d’aller inaugurer une statue à la mémoire du poète préféré des Russes, Alexandre Pouchkine, dans les jardins de la Villa Borghèse. La nouvelle équipe qui accompagne le numéro un du Kremlin frappe par sa jeunesse et son efficacité. «Il faut être fort pour supporter les nuits blanches – M. Poutine veut avoir les comptes-rendus de la presse au petit matin – et ses déplacements frénétiques», estime l’une des rares anciennes de l’équipe eltsinienne dans son entourage. Fait remarquable, cette nouvelle génération très «professionnelle» parle anglais, parfois plusieurs langues, à l’instar des nouveaux dirigeants russes, et sourie souvent, comme pour compenser la rigidité de façade de leur patron. Même les journalistes russes, habitués pendant des années à guetter les faux pas du «père-Eltsine», doivent maintenant s’adapter à un nouveau rythme de travail. «Eltsine aimait beaucoup les cérémonies solennelles, majestueuses et symboliques, et surtout il n’était pas pressé», se souvient un journaliste de la chaîne de télévision russe privée NTV. Ex-chef des services secrets russes, Vladimir Poutine, qui n’a jamais été un homme politique public et continue obstinément à porter des costumes gris, en dépit des objections de son entourage, n’arrive toujours pas à cacher sa timidité lors des cérémonies officielles. Le nouveau président russe qui n’hésite pas à promettre publiquement «de buter les terroristes (tchétchènes) jusque dans les chiottes», a malgré tout du mal à regarder l’objectif des caméras de télévision, sans détourner le regard avec un sourire de gêne. «Poutine ne se sent pas à l’aise en public, contrairement à Mikhaïl Gorbatchev, et son apparition ne promet pas un spectacle, contrairement à Eltsine», estime le correspondant de La Repubblica à Moscou, Alberto Stabile. Son sourire timide, auquel les Russes sont si sensibles, ne fait pas de ravages en Occident, toujours sous le coup du charme de Mikhaïl Gorbatchev, qui, il y a quinze ans, avait brisé l’image de rigidité des dirigeants soviétiques. Contrairement à Gorbatchev qui privilégiait son image à l’étranger, Poutine porte le même message à l’étranger qu’en Russie, estime le journaliste du Corriere della Sera, Franco Venturini. Boris Eltsine, lui, était connu pour son humeur joviale lors de ses voyages à l’étranger, et pour son ton toujours sévère quand il s’adressait à ses compatriotes. Autre différence par rapport à ses prédécesseurs : l’alimentation du nouveau président russe qui «ne mange que des aliments sains et s’accorde à peine quelques bières de temps à autre», relève le Corriere della Sera.
Un sourire gêné et une démarche maladroite, alliés au pragmatisme et à l’efficacité : Vladimir Poutine, en Italie, a tiré un trait sur l’image du président russe titubant à l’étranger qu’était Boris Eltsine, lors de sa première visite en Occident depuis son investiture. Plus soucieux d’actes que de symboles, Vladimir Poutine a mis fin à l’époque des voyages d’apparat de son vieux parrain, qui avait habitué le monde à ses innombrables faux pas en public. Ces images «doivent être remisées aux archives», «le nouveau mot d’ordre est efficacité», estimait mardi le quotidien italien La Repubblica. Arrivé lundi après-midi à Rome, le nouveau président russe a participé en 24 heures à un nombre record de rencontres pour un maître du Kremlin. Il a rencontré le chef du gouvernement italien, Giuliano...