Une finale NBA, sur sept matches, est une entreprise de longue haleine et personne ne le sait mieux que l’entraîneur des Lakers, Phil Jackson. Celui-ci n’a pas voulu risquer de faire rentrer trop tôt Kobe Bryant, dimanche à Indianapolis, pour ne pas aggraver la blessure à la cheville du joueur, et a dû calmer les ardeurs de sa jeune étoile de 21 ans qui lui voulait être sur le terrain. «Comment va la cheville?», a demandé Jackson, après quelques mouvements latéraux avant le match. «Elle fait mal», a répondu Kobe Bryant. «Alors remettons cela», a décidé l’ancien entraîneur des Bulls. Bryant, qui s’était foulé la cheville gauche vendredi, devrait faire sa rentrée pour le match numéro 4 mercredi, toujours à Indianapolis. «Mais il ne sera pas à 100 %», a estimé Phil Jackson, qui ne prendra sa décision que juste avant la rencontre. Les bobos de la Dream Team Tim Duncan, l’ailier pivot de San Antonio, et Grant Hill, l’attaquant de Détroit, devaient être deux des hommes de base de la 3e Dream Team américaine pour les jeux de Sydney. Blessés tous les deux, leur participation au rendez-vous olympique reste problématique. «Les nouvelles sont bonnes pour Tim Duncan, a souligné Ross Granik, commissaire adjoint de la NBA. Il y a plus de problèmes avec Grant Hill et une véritable possibilité qu’il ne puisse pas jouer. Il nous faudrait un joueur avec des qualités similaires, un qui s’est foulé la cheville dans la finale par exemple». Autrement dit Kobe Bryant, qui s’est déclaré disponible pour Sydney. «Mais pour l’instant je ne veux pas y penser, a-t-il souligné. Il sera bien temps après la finale». Lancers francs Portland d’abord, Indiana ensuite ont utilisé la méthode critiquée, baptisée «sus-au-Shaq», consistant à faire systématiquement une faute sur Shaquille O’Neal, dès que le pivot des Los Angeles Lakers touche la balle, et même en cas de score étroit, quand celui-ci ne l’a pas. La tactique, qui n’a pas trop bien réussi à Portland, un peu mieux à Indiana dimanche, vainqueur de 7 points avec «Shaq» ne passant que 3 lancers francs sur 13, nuit à la qualité du jeu et manque d’élégance, sinon de sportivité. La NBA a indiqué toutefois qu’elle n’avait pas l’intention de modifier pour cela ses règlements. «Si on sait qu’un joueur est plus faible sur sa gauche, on va l’obliger à aller sur sa gauche, souligne Reggie Miller. Si on sait que quelqu’un est incapable de réussir ses lancers francs, pourquoi ne pas faire de fautes ? C’est une question de bon sens». Le choix de Jordan Michael Jordan, l’ancienne vedette des Chicago Bulls, maintenant actionnaire et responsable de l’équipe de basket de Washington, a porté son choix sur Leonard Hamilton, entraîneur de l’Université de Miami, pour prendre la direction technique vacante des Wizards. Hamilton, qui s’est déclaré intéressé mais n’a pris aucune décision, a obtenu de l’université, avec qui il avait signé une prolongation pour 7 ans en avril pour 5,5 millions de dollars, de pouvoir le racheter pour un million de dollars. Les Washington Wizards lui proposeraient un contrat de 5 ans, dont 4 ferme, avec un salaire annuel de 2 millions sans compter les primes. Leonard Hamilton devrait annoncer son choix à la fin de la semaine. Challenge international de printemps : la France au niveau mondial L’équipe de France féminine de basket-ball a réalisé, à Toulouse, en finale du challenge international de printemps, une performance de niveau mondial en dominant très largement la formation de Cuba (78-58). Alain Jardel, l’entraîneur-sélectionneur, a dressé un bilan «très intéressant» de ce début de préparation olympique lancé à Toulouse le 3 juin et ponctué par une troisième victoire française consécutive dans ce tournoi disputé en Midi-Pyrénées. «Je ne m’attendais à ce que nous dominions Cuba avec autant de rigueur», a reconnu le technicien encore surpris que les joueuses cubaines très athlétiques n’aient pris qu’un seul rebond offensif dans le match. Les vice-championnes d’Europe ont bâti ce succès comme à l’accoutumée sur leur rigueur défensive, décrochant ainsi à Toulouse le trophée de meilleure défense du tournoi. «Nous présentons un jeu défensif de tout premier plan qui permet de laisser toutes les équipes à moins de 60 points depuis 1997», a rappelé Alain Jardel, à la tête de la sélection nationale depuis cette année-là. «C’est important pour nous d’accumuler un capital confiance pour pouvoir évoluer à notre niveau de jeu», a déclaré de son côté la future joueuse de Valenciennes (ex-Bourges), Audrey Sauret. «On a du talent, un bon jeu collectif, mais on a aussi une résistance physique qui nous servira au niveau mondial», a conclu Yannick Souvré, la capitaine et meneuse aux 196 sélections. Cette préparation olympique a réuni à Toulouse 16 joueuses en vue de la communication de la liste des «12» pour les Jeux olympiques de Sydney, le 7 août après le tournoi de Vichy. Alain Jardel a avoué que l’intérieure de Mondeville, Dominique Tonnerre (26 ans, 1,91 m, 5 sélections), «a marqué de sérieux points en vue de la constitution finale de l’équipe».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une finale NBA, sur sept matches, est une entreprise de longue haleine et personne ne le sait mieux que l’entraîneur des Lakers, Phil Jackson. Celui-ci n’a pas voulu risquer de faire rentrer trop tôt Kobe Bryant, dimanche à Indianapolis, pour ne pas aggraver la blessure à la cheville du joueur, et a dû calmer les ardeurs de sa jeune étoile de 21 ans qui lui voulait être sur le terrain. «Comment va la cheville?», a demandé Jackson, après quelques mouvements latéraux avant le match. «Elle fait mal», a répondu Kobe Bryant. «Alors remettons cela», a décidé l’ancien entraîneur des Bulls. Bryant, qui s’était foulé la cheville gauche vendredi, devrait faire sa rentrée pour le match numéro 4 mercredi, toujours à Indianapolis. «Mais il ne sera pas à 100 %», a estimé Phil Jackson, qui ne prendra sa décision...