Israéliens et Palestiniens ont entamé hier une session de négociations au cours de laquelle ils devaient examiner les aspects civil et militaire d’un règlement sur le statut définitif de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. Ces négociations se sont ouvertes à l’ombre de la crise gouvernementale qui secoue Israël. La Premier ministre israélien Ehud Barak, lâché par quatre ministres ultraorthodoxes, pourrait être contraint de former un cabinet minoritaire, en position de faiblesse pour faire progresser le processus de paix, notamment avec les Palestiniens. Les discussions, qui se déroulent sous le sceau du secret, ont commencé en milieu de journée à la demande de la délégation palestinienne qui souhaitait attendre la fin des obsèques à Damas du président syrien Hafez el-Assad. «Nous espérons que les discussions seront constructives et entreront dans les questions de détails», a indiqué un responsable proche de la délégation israélienne sous couvert de l’anonymat. Plus loquace, le ministre des Affaires locales au sein de l’Autorité palestinienne Saëb Erakat a fait valoir que les deux parties allaient aborder la question de la troisième phase du redéploiement israélien en Cisjordanie, telle que le stipulent les accords d’Oslo de 1993. «Nous allons parler de la troisième phase du redéploiement, des prisonniers (détenus en Israël), de la partie nord du passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie et de l’aéroport de Qalendia», au nord de Jérusalem, près de la ville palestinienne de Ramallah, a-t-il précisé. Selon lui, les Israéliens doivent se redéployer d’ici au 23 juin. «Nous avons demandé aux Américains de nous donner des garanties pour que cette date soit respectée», a-t-il dit. Le négociateur palestinien a cependant exprimé la crainte d’une exploitation par Israël de sa crise politique pour ne pas s’en tenir à ce calendrier. Les délégués sont scindés en deux groupes qui se réunissent respectivement sur les bases aériennes voisines d’Andrews et Bolling, dans la région sud-est de Washington. «Nous avons deux groupes de négociations : le premier traite de la sécurité, le second des questions civiles qui sont plus centrées sur l’accord-cadre d’un règlement sur le statut final des territoires», a expliqué Daniel Schenker, expert auprès du Washington Institute for Near East Policy. Il a souligné que les questions les plus délicates de la négociation – Jérusalem-Est, les réfugiés palestiniens et les colonies de peuplement – continuaient d’être laissées de côté, en dépit du mécontentement des Palestiniens. «Les parties abordent pour l’instant les aspects des négociations qui pourraient permettre aux Palestiniens d’établir leur État d’ici au 13 septembre», a estimé le professeur Schenker. La délégation israélienne est conduite par le ministre de la Sécurité intérieure Shlomo Ben-Ami. Il est accompagné de plusieurs généraux de l’état-major de l’armée israélienne, de responsables du Shin-Beth (les services de sécurité intérieure) ainsi que du diplomate Oded Eran. Côté palestinien, la délégation est dirigée par Ahmed Qoreï, l’un des artisans des accords d’Oslo, M. Erakat, et d’un proche conseiller du président de l’Autorité Palestinienne Yasser Arafat, Muhammad Dahlan, et du négociateur Hassan Asfour.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Israéliens et Palestiniens ont entamé hier une session de négociations au cours de laquelle ils devaient examiner les aspects civil et militaire d’un règlement sur le statut définitif de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. Ces négociations se sont ouvertes à l’ombre de la crise gouvernementale qui secoue Israël. La Premier ministre israélien Ehud Barak, lâché par quatre ministres ultraorthodoxes, pourrait être contraint de former un cabinet minoritaire, en position de faiblesse pour faire progresser le processus de paix, notamment avec les Palestiniens. Les discussions, qui se déroulent sous le sceau du secret, ont commencé en milieu de journée à la demande de la délégation palestinienne qui souhaitait attendre la fin des obsèques à Damas du président syrien Hafez el-Assad. «Nous espérons que les discussions...