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Actualités - Conferences Et Seminaires

Tabac et habitudes alimentaires

Au Liban, où les chiffres exacts n’existent pas, on estime entre 3 000 et 4 000 le nombre de nouveaux cas de cancer par an. Ce chiffre demeure réduit par rapport à l’Europe et aux États-Unis. Le Dr Nabil Chamseddine, chef du service d’oncologie à l’hôpital orthodoxe, indique que «c’est une incidence équivalant à environ un quart ou un sixième à celle des pays occidentaux». «Depuis le début du siècle, cette maladie maligne augmente, au fil des ans, dans le monde entier», ajoute-t-il. Le spécialiste explique ce phénomène par certaines habitudes nocives, notamment le tabagisme. «Il est dû également au changement des habitudes alimentaires qui deviennent des habitudes de cité», dit-il en expliquant que «désormais, l’on mange très peu de légumes par rapport à beaucoup de viande». Il faudra donc rééquilibrer les divers aliments. Le Dr Chamseddine précise qu’au Liban «les formes de cancer les plus répandues sont le cancer du sein, des poumons, de la vessie, les lymphomes, la leucémie et le cancer de l’ovaire». Une étude effectuée récemment auprès de médecins libanais met en évidence que 33 % des praticiens fument d’une façon régulière. Désormais les femmes sont de plus en plus touchées par le cancer du poumon et de l’œsophage, maladie due essentiellement au tabagisme. Elles meurent davantage d’un cancer du poumon que d’un cancer du sein. Les patientes atteintes de cette dernière forme de la maladie ont plus de chance de guérir. Évaluant le nombre annuel de nouveaux cas de cancer au Liban, le Dr Marwane Ghosn, chef du service d’oncologie à l’Hôtel-Dieu, souligne qu’avec «le nombre d’habitants du pays, c’est à peu près 100 nouveaux cas pour chaque 100 000 personnes». «Ce chiffre représente la moitié de l’incidence européenne et américaine», ajoute-t-il. «Cette différence est due essentiellement à la pyramide d’âge des Libanais, qui sont plus jeunes que les Occidentaux», indique le spécialiste en rappelant que «généralement le cancer est une maladie qui atteint les personnes d’un âge avancé». Se penchant sur les causes de la maladie, le Dr Ghosn précise que «plus de 30 % des cas de cancer sont dus à des facteurs environnementaux, notamment le tabac et la qualité de l’alimentation». Évoquant les facteurs héréditaires, le spécialiste indique que «le cancer survient, à son origine, au niveau de l’ADN. Même si jusqu’à présent, toutes les formes de pathologies n’ont pas encore été identifiées, l’on sait déjà qu’il existe au niveau de tous les cancers une malformation génétique des cellules». «Des facteurs ou des éléments devraient stimuler ensuite cette malformation pour la transformer en cancer», ajoute-t-il. Parmi ces carcinogènes figurent des facteurs environnementaux (alimentation, tabac…), voire des virus. Par exemple, une hépatite B, mal traitée, pourrait provoquer un cancer du foie. Citant les formes de cancer les plus répandues dans le monde, il indique que «chez les femmes, les cancers les plus fréquents sont le cancer du sein, du colon, et du poumon. Chez les hommes actuellement, c’est le cancer de la prostate qui est le plus répandu, suivi par le cancer du poumon et du colon». Et d’ajouter que «les lymphomes (cancer des ganglions lymphatiques) et la leucémie, auprès des femmes et des hommes, forment 20 % des cas de cancer enregistrés dans le monde». Cependant, dans le bassin méditerranéen notamment l’Italie, la Grèce, la Turquie, le Liban, et Israël, il existe un peu plus de lymphomes que dans les autres coins du globe.
Au Liban, où les chiffres exacts n’existent pas, on estime entre 3 000 et 4 000 le nombre de nouveaux cas de cancer par an. Ce chiffre demeure réduit par rapport à l’Europe et aux États-Unis. Le Dr Nabil Chamseddine, chef du service d’oncologie à l’hôpital orthodoxe, indique que «c’est une incidence équivalant à environ un quart ou un sixième à celle des pays occidentaux». «Depuis le début du siècle, cette maladie maligne augmente, au fil des ans, dans le monde entier», ajoute-t-il. Le spécialiste explique ce phénomène par certaines habitudes nocives, notamment le tabagisme. «Il est dû également au changement des habitudes alimentaires qui deviennent des habitudes de cité», dit-il en expliquant que «désormais, l’on mange très peu de légumes par rapport à beaucoup de viande». Il faudra donc...