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Actualités - Chronologie

Ethiopie-Erythrée Asmara accuse Addis-Abeba d'avoir bombardé le front Sud

Au quatrième jour des négociations d’Alger sur une cessation des combats, l’Érythrée a accusé hier l’Éthiopie d’avoir bombardé la veille des objectifs près du port d’Assab sur la mer Rouge. Le porte-parole du gouvernement érythréen Yemane Gebremeskel a déclaré que l’aviation éthiopienne avait bombardé les lignes de défense d’Asmara sur le front sud jeudi vers 08h00 GMT. «Ils ont peut-être tenté d’atteindre notre soutien logistique. En fait, ils n’ont rien touché mais cette attaque en elle-même est inacceptable», a-t-il ajouté. Les deux pays sont en guerre depuis mai 1998 en raison d’un différend frontalier. Après plusieurs mois de face-à-face tendu, l’Éthiopie a lancé une vaste offensive contre son voisin il y a trois semaines et pénétré profondément en territoire érythréen. Mercredi, le Premier ministre Meles Zenawi a déclaré que l’Éthiopie considérait la guerre comme terminée. L’Érythrée a répondu qu’elle n’accepterait de trêve que lorsque l’armée éthiopienne se serait retirée de son territoire. Hier cependant, Asmara a nuancé son discours, Yemane déclarant qu’un accord de cessez-le-feu était possible «s’il y a un calendrier précis et spécifique sur un retrait éthiopien». Les troupes d’Addis-Abeba ont commencé à se retirer de l’ouest de l’Érythrée, et notamment de Barentu, localité la plus avancée de leur conquête, après avoir pillé la ville. Après une occupation de deux semaines, l’armée éthiopienne n’a laissé que des vitrines brisées et des débris. «Au cours de leur retrait, les deux brigades éthiopiennes ont détruit le plus de choses possible dans la ville», a affirmé le commandant érythréen Tekle Libsu. Ses forces enlèvent actuellement les mines posées dans les rues avant le retour des habitants. «Ils ont fait beaucoup de dégâts», a déclaré un habitant. La plupart des immeubles de Barentu, ville normalement peuplée de 20 000 habitants, tiennent encore debout. Mais avant de partir, les Éthiopiens ont détruit le bâtiment de l’administration et le tout nouvel hôtel Gash-Setit à coups de canon de char, ont certifié des habitants. Beaucoup hésitent à rentrer chez eux. «Nous avons peur des mines et de la possibilité de nouvelles attaques aériennes éthiopiennes», ont-ils indiqué. Plus de 100 000 hommes sont morts depuis le début de la guerre en mai 1998. Ancienne province éthiopienne sous le régime de Mengistu jusqu’au renversement du dictateur en 1991, l’Érythrée est devenue indépendante en 1993 avec la bénédiction d’Addis-Abeba. Mais les relations ont peu à peu dégénéré entre les deux pays sur des questions économiques, commerciales – l’Éthiopie n’a plus d’ouverture sur la mer – et géographiques.
Au quatrième jour des négociations d’Alger sur une cessation des combats, l’Érythrée a accusé hier l’Éthiopie d’avoir bombardé la veille des objectifs près du port d’Assab sur la mer Rouge. Le porte-parole du gouvernement érythréen Yemane Gebremeskel a déclaré que l’aviation éthiopienne avait bombardé les lignes de défense d’Asmara sur le front sud jeudi vers 08h00 GMT. «Ils ont peut-être tenté d’atteindre notre soutien logistique. En fait, ils n’ont rien touché mais cette attaque en elle-même est inacceptable», a-t-il ajouté. Les deux pays sont en guerre depuis mai 1998 en raison d’un différend frontalier. Après plusieurs mois de face-à-face tendu, l’Éthiopie a lancé une vaste offensive contre son voisin il y a trois semaines et pénétré profondément en territoire érythréen. ...