Musique - Tito Puente est mort Adieu, Monsieur Percussion
le 02 juin 2000 à 00h00
Le grand percussionniste et compositeur d’origine portoricaine, Tito Puente, surnommé le «sultan de la salsa», est mort jeudi à 77 ans à New York alors qu’il était opéré du cœur, a annoncé le New York University Hospital. Vibraphoniste, pianiste, saxophoniste alto et arrangeur, Tito Puente avait marqué la musique latino-américaine faite à New York depuis son premier grand récital dans la salle new-yorkaise du Palladium en 1948. Il a enregistré depuis plus d’une centaine de disques, dont Birdland After Dark (1956), Night Ritual (1957), Homenaje a Beny More (1978), T.P.’s Especial (1982) ou Mambo Diablo (1986). Certains, comme Dance Mania en 1958, battent des records de vente. Il remporte également de nombreux disques d’or et prix divers à travers le monde, dont un dernier «Grammy» en février avec Mambo Birdland, et se produit régulièrement aux grands festivals de jazz : Newport, Monterey, Montreux, Vienne. Tito Puente, qui avait pris l’habitude de jouer certains week-ends dans son restaurant de City Island, dans le quartier new-yorkais du Bronx, devait entamer cette année en Europe une nouvelle tournée mondiale. Il s’apprêtait également à se produire au Radio City Hall de New York. Ce surdoué du rythme, né à New York en 1925 dans une famille portoricaine, étudie le piano, puis la batterie classique avant de se consacrer aux percussions latines et au vibraphone. À quinze ans, il est professionnel au sein d’un orchestre de Miami. Celui qui devait accompagner la grande «guarachera» cubaine Celia Cruz étudie d’abord la musique à la Juillard School avec Richard Benda, joue dans les orchestres de Machito, Pupi Campo, José Curbelo et forme en 1947 son propre orchestre, The Piccadilly Boys. Mais c’est son concert au Palladium qui le lance aux yeux du monde. Il offre alors ce mélange de cuivres et de percussions qu’on appelle le jazz «latino» ou «afro-cubain». Il joue aussi au Birdland avec les grands du jazz : Dizzy Gillespie, Dexter Gordon, Ben Webster ou Miles Davis. Le jazz latino cède la place, au milieu des années 60, à la salsa qu’il enrichit d’autres courants venus des Caraïbes. Mais Puente, tout en restant fidèle au mambo ou au cha-cha-cha, laissera toujours une large place aux solistes pour improviser et ne cessera de colorer ses arrangements d’harmonies dignes de Duke Ellington. Cet homme à l’éternel sourire n’avait pas oublié les jeunes musiciens. Il avait créé en 1980 une bourse Tito Puente.
Le grand percussionniste et compositeur d’origine portoricaine, Tito Puente, surnommé le «sultan de la salsa», est mort jeudi à 77 ans à New York alors qu’il était opéré du cœur, a annoncé le New York University Hospital. Vibraphoniste, pianiste, saxophoniste alto et arrangeur, Tito Puente avait marqué la musique latino-américaine faite à New York depuis son premier grand récital dans la salle new-yorkaise du Palladium en 1948. Il a enregistré depuis plus d’une centaine de disques, dont Birdland After Dark (1956), Night Ritual (1957), Homenaje a Beny More (1978), T.P.’s Especial (1982) ou Mambo Diablo (1986). Certains, comme Dance Mania en 1958, battent des records de vente. Il remporte également de nombreux disques d’or et prix divers à travers le monde, dont un dernier «Grammy» en février avec Mambo...
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