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Actualités - Chronologie

FMI Le Fonds doit écouter plutôt que sermonner, affirme Köhler

Le Fonds monétaire international doit «écouter les gens» plutôt que «sermonner» les États, a affirmé hier son nouveau directeur général, Horst Köhler, en visite à Bangkok. «L’une des leçons de la crise asiatique est que nous devrions mieux écouter les gens», a déclaré à la presse M. Köhler, qui a reconnu que le FMI avait parfois eu tendance à «sermonner les pays» et à leur «imposer» sa volonté. Le FMI «doit se concentrer davantage sur les moyens de prévenir les crises», a-t-il encore estimé. Le nouveau patron du FMI était arrivé mercredi à Bangkok, point de départ de sa première tournée en Asie depuis qu’il a pris ses fonctions le mois dernier. Il s’est entretenu avec le ministre des Finances Tarrin Nimmanahaeminda, le gouverneur de la Banque centrale Chatumongol Sonakul et le Premier ministre Chuan Leekpai. Ce dernier a exhorté M. Köhler à tirer la leçon de «ce qui s’est passé dans notre pays», quand la Thaïlande a provoqué une crise monétaire régionale en chaîne en dévaluant le baht le 2 juillet 1997. «Il coûte beaucoup plus cher de soigner les crises que de les empêcher», a souligné, en connaissance de cause, le Premier ministre thaïlandais. Les dirigeants thaïlandais ont appelé le FMI à collaborer davantage avec les gouvernements pour prévenir et guérir les crises. La Thaïlande sort du programme de soutien du FMI ce mois-ci, trois ans après avoir déclenché le marasme économique en Asie orientale. Elle est le premier des pays asiatiques à pouvoir se dispenser des services du Fonds. Au lendemain de la dévaluation du baht, le FMI avait piloté une aide multilatérale de 17,2 milliards de dollars en faveur de la Thaïlande en échange d’un programme d’assainissement économique. La Thaïlande en a utilisé 14,3 milliards, selon le FMI. Le FMI a salué récemment la reprise «impressionnante» de la Thaïlande. Selon lui, la croissance économique y a atteint 4,2 % en 1999 (après une contraction de 10 % en 1998) et devrait encore dépasser les 4 % cette année. Mais la médecine administrée sous la tutelle du FMI n’a pas fait l’unanimité en Thaïlande. Elle suscite toujours les critiques virulentes d’un mouvement antimondialisation hétérogène – des nationalistes aux milieux tiers-mondistes et gauchistes – qui accusent le gouvernement libéral de M. Chuan de s’être «couché» devant une institution «néocolonialiste». M. Köhler a quitté Bangkok pour la Chine, puis la Corée du Sud, où il est attendu le 3 juin, l’Indonésie (le 4) et l’Inde (le 5).
Le Fonds monétaire international doit «écouter les gens» plutôt que «sermonner» les États, a affirmé hier son nouveau directeur général, Horst Köhler, en visite à Bangkok. «L’une des leçons de la crise asiatique est que nous devrions mieux écouter les gens», a déclaré à la presse M. Köhler, qui a reconnu que le FMI avait parfois eu tendance à «sermonner les pays» et à leur «imposer» sa volonté. Le FMI «doit se concentrer davantage sur les moyens de prévenir les crises», a-t-il encore estimé. Le nouveau patron du FMI était arrivé mercredi à Bangkok, point de départ de sa première tournée en Asie depuis qu’il a pris ses fonctions le mois dernier. Il s’est entretenu avec le ministre des Finances Tarrin Nimmanahaeminda, le gouverneur de la Banque centrale Chatumongol Sonakul et le Premier ministre...