Dans l’univers hétéroclite de la piraterie informatique, certains, «les bons pirates», aident souvent des compagnies du secteur, même si la loi les considère, comme les «mauvais», coupables d’attaquer des systèmes informatiques et d’installer des failles dans la sécurité. Bien que les pirates soient tenus pour responsables de la majorité des attaques dans le cyberespace, la communauté de ces cybercriminels est en fait composée de programmeurs très variés, selon des spécialistes de la sécurité informatique, pirates eux-mêmes. «Il y a un grand nombre d’anciens pirates informatiques qui proposent leurs services pour tester la sécurité des systèmes», déclare Richard Mack, qui travaille pour la compagnie bostonienne RSA sécurité. Il ajoute que certains pirates informatiques ou anciens pirates passent leur temps à attaquer des programmes pour trouver leurs failles et ensuite les signaler. C’est éthique, selon lui, tant que les pirates ne demandent rien en retour. Un exemple de ce genre d’actions est la découverte en 1998 d’une faille dans la sécurité de Internet Explorer par un programmeur bulgare, Georgi Guninski, qui a signalé sa découverte et permis à l’entreprise de faire les modifications nécessaires. Certains «bons pirates» se voient comme les héros du cyberespace, protégeant le monde des programmeurs malveillants. «Quand vous considérez que de nombreuses attaques isolées proviennent de criminels professionnels de l’informatique, dont des employés des entreprises concurrentes des victimes, vous réalisez que les pirates ne sont responsables de presque aucun dommage sur les ordinateurs», souligne sur son site Internet Carolyn Meinel, dont le pseudonyme est La joyeuse pirate. «Les pirates qui font ça pour se distraire et qui aiment jouer avec les ordinateurs des autres ne sont pas à craindre. L’homme en costume dans une entreprise est beaucoup plus dangereux», selon elle. Un autre pirate, dont le pseudonyme est Cancer Omega et qui travaille pour le site Internet pirate attrition.org, considère que les «bons pirates» sont fidèles à un «code de conduite qui n’est pas très différent du serment d’Hippocrate» des médecins. «Je suis passé dans une zone sombre dans le cadre de mon travail, mais je n’ai jamais franchi la frontière de l’illégalité», indique-t-il.
Dans l’univers hétéroclite de la piraterie informatique, certains, «les bons pirates», aident souvent des compagnies du secteur, même si la loi les considère, comme les «mauvais», coupables d’attaquer des systèmes informatiques et d’installer des failles dans la sécurité. Bien que les pirates soient tenus pour responsables de la majorité des attaques dans le cyberespace, la communauté de ces cybercriminels est en fait composée de programmeurs très variés, selon des spécialistes de la sécurité informatique, pirates eux-mêmes. «Il y a un grand nombre d’anciens pirates informatiques qui proposent leurs services pour tester la sécurité des systèmes», déclare Richard Mack, qui travaille pour la compagnie bostonienne RSA sécurité. Il ajoute que certains pirates informatiques ou anciens pirates passent leur...
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