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Actualités - Chronologie

Recherche Les miracles de la neurochirurgie

Les progrès accomplis par la neurochirurgie au cours des trente dernières années du XXe siècle sont impressionnants. Lorsqu’on constate les performances actuelles, on arrive difficilement à admettre que, jusqu’aux années 70, la réparation des nerfs était plus ou moins hasardeuse et celle des neurones relevait de la science-fiction. L’avènement de la microchirurgie a permis des avancées et des développements conduisant à des prouesses qui frisent parfois le miracle. Si aujourd’hui les amputés d’un doigt, d’une main (accidents de travail, bien plus fréquents qu’on ne le pense), par une section nette, retrouvent l’usage de leur membre au bout de quelques semaines c’est grâce à cette branche de la chirurgie qui relève autant de la science que de l’art... Les microchirurgiens sont actuellement en mesure de réparer des vaisseaux et des nerfs dont le diamètre est inférieur à 1 mm. Parfois même, lorsqu’il s’agit d’enfants ou de nourrissons, inférieur à 0,5 mm. Les prouesses de la neurochirurgie ne s’arrêtent pas là. Lorsque les lésions touchent les neurones du cerveau ou la moelle épinière, ce sont de véritables exploits accomplis, insoupçonnés par le grand public. Jusqu’aux années 70-75, la réparation et les interventions sur les nerfs ne permettaient pas toujours des réussites confirmées. Avec l’avènement de la neurochirurgie, les performances se sont améliorées. Aujourd’hui, elles frisent souvent le miracle. De la réimplantation d’un doigt ou d’une main, amputés par une section nette, à des pathologies graves, les neurochirurgiens réussissent à soigner des cas considérés incurables auparavant. Un très grand nombre de blessés, menacés d’infirmité permanente, récupèrent la mobilité de leurs membres par le fait que l’infiniment petit des vaisseaux et des nerfs peut être réparé. Ces prouesses exigent, certes, une formation et une habileté exceptionnelles de la part des médecins qui les pratiquent. Mais de nouveaux horizons s’ouvrent pour de nombreuses maladies considérées inguérissables jusqu’à présent. Neurones et moelle épinière Lorsqu’une lésion touche des neurones cérébraux ou la moelle épinière, la situation est plus compliquée que celle qui prévaut lors de la section d’un membre. Ces cellules nerveuses, conductrices de l’influx nerveux, sont microscopiques au point où il devient impossible de les manipuler au moyen d’instruments chirurgicaux. Obstacle supplémentaire, ces cellules sont incapables de se régénérer toutes seules. Ainsi, en cas de section de fibres nerveuses du cerveau ou au niveau de la moelle épinière, les séquelles sont en principe irréversibles. Or une équipe américaine a réussi à faire marcher, de nouveau, des souris paralysées en leur injectant un médicament destiné à bloquer la formation de nouveaux vaisseaux. Il s’est avéré que le produit en question favorise la régénération nerveuse en limitant toute formation anarchique de bourgeonnement nerveux qui entraverait une connexion nerveuse normale. Partant du même principe, d’autres équipes étudient les effets de substances stimulant la croissance nerveuse aux alentours de la lésion de la moelle. Dans les deux cas, les produits administrés sont des stimulants de la repousse nerveuse. Les greffes de neurones D’autres équipes orientent leurs recherches vers la stimulation de la croissance des neurones, à proximité des lésions de la moelle, par des substances adéquates. Une nouvelle orientation de recherche, en voie de développement, serait la greffe neuronale. Elle pourrait être envisagée, une fois mise au point, dans une grave maladie génétique, la chorée de Huntington, se traduisant par des troubles moteurs et intellectuels très invalidants. L’équipe française qui poursuit cette expérience a déjà réussi une greffe de neurones embryonnaires, après destruction de la zone cérébrale lésée, auprès de six singes. Les animaux greffés ont récupéré des fonctions intellectuelles leur permettant de s’adapter à de nouvelles tâches, comme le feraient des animaux sains. La revue Nature a déjà fait état de cette réussite en signalant que la greffe de neurones pourrait aussi s’appliquer dans la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson.
Les progrès accomplis par la neurochirurgie au cours des trente dernières années du XXe siècle sont impressionnants. Lorsqu’on constate les performances actuelles, on arrive difficilement à admettre que, jusqu’aux années 70, la réparation des nerfs était plus ou moins hasardeuse et celle des neurones relevait de la science-fiction. L’avènement de la microchirurgie a permis des avancées et des développements conduisant à des prouesses qui frisent parfois le miracle. Si aujourd’hui les amputés d’un doigt, d’une main (accidents de travail, bien plus fréquents qu’on ne le pense), par une section nette, retrouvent l’usage de leur membre au bout de quelques semaines c’est grâce à cette branche de la chirurgie qui relève autant de la science que de l’art... Les microchirurgiens sont actuellement en mesure de...