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Actualités - Chronologie

Corne de l'Afrique Les étrangers commencent à quitter l'Erythrée

Washington puis Berlin ont demandé à une partie de leurs ressortissants de quitter Asmara, alors que le front paraissait stabilisé après la percée éthiopienne dans le sud-ouest érythréen. La capitale érythréenne n’était toutefois pas menacée par les combats terrestres. Les forces des deux pays, après huit jours de combats, étaient face à face autour de la ville de Maidina, sur le front central. Le département d’État a demandé au personnel non essentiel de son ambassade à Asmara, ainsi qu’aux familles des diplomates en poste, de quitter le pays. Le ministère allemand des Affaires étrangères a aussi appelé ses 200 ressortissants vivant en Érythrée à quitter le pays le plus rapidement possible. Berlin se prépare également à réduire le personnel de son ambassade à Asmara, qui emploie 10 personnes. La capitale érythréenne n’est pas directement menacée par les combats, mais cela pourrait «changer très vite», a souligné le porte-parole du ministère allemand. Deux compagnies aériennes, EgyptAir et la compagnie kényane Régional Air, ont annoncé la suspension de leurs vols vers Asmara. La compagnie allemande Lufthansa, seule compagnie aérienne européenne à relier l’Érythrée, a indiqué qu’elle prendrait ses décisions au jour le jour. La ville de Maidima, autour de laquelle les armées se font face, se trouve à 12 km à l’est d’Areza et à une quarantaine de kilomètres de l’importante ville de Mendefera qui ouvre la route principale vers Asmara, distante de 54 km. «Les troupes érythréennes se sont retirées de Maidima qui est maintenant sous contrôle militaire éthiopien», a affirmé le gouvernement éthiopien. «L’Éthiopie a pu envoyer des troupes en reconnaissance dans ce secteur, mais ils n’occupent pas la ville», a rétorqué le porte-parole de la présidence érythréenne Yemane Ghebremeskel. Maidima est «considéré comme un no man’s land», a-t-il affirmé. Sur le front occidental, les forces éthiopiennes consolidaient leurs positions dans Barentu qu’elles occupent depuis jeudi. «Le peuple et le gouvernement n’ont aucune intention d’occuper indéfiniment des territoires érythréens», a affirmé à des journalistes le colonel Gabre Kidane, l’un des commandants du front ouest. «Notre but est unique, c’est de reconquérir les territoires occupés par les Érythréens», ajoute-t-il. «Nous n’avons pas l’intention de rester à Barentu qui sera un jour de nouveau érythréenne», a poursuivi l’officier. La situation humanitaire de plusieurs centaines de milliers de personnes déplacées par les combats restait préoccupante. Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan a déclaré être alarmé par le fait que la guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée pouvait aggraver la situation de la population qui souffre déjà de la sécheresse. «Le secrétaire général a estimé qu’il est tragique qu’une action militaire à grande échelle se poursuive dans de telles circonstances», a dit le porte-parole de M. Annan. Près de 12 250 Érythréens se sont réfugiés en territoire soudanais depuis mercredi et ce chiffre est en constante augmentation, à déclaré le porte-parole du Programme alimentaire mondial (Pam), Lindsey Davies. Selon le gouverneur de l’État frontalier du Kassala, Ibrahim Mahmoud Hamid, 85 000 Érythréens se sont réfugiés dans sa province et le flux est de 100 à 150 personnes par heure.
Washington puis Berlin ont demandé à une partie de leurs ressortissants de quitter Asmara, alors que le front paraissait stabilisé après la percée éthiopienne dans le sud-ouest érythréen. La capitale érythréenne n’était toutefois pas menacée par les combats terrestres. Les forces des deux pays, après huit jours de combats, étaient face à face autour de la ville de Maidina, sur le front central. Le département d’État a demandé au personnel non essentiel de son ambassade à Asmara, ainsi qu’aux familles des diplomates en poste, de quitter le pays. Le ministère allemand des Affaires étrangères a aussi appelé ses 200 ressortissants vivant en Érythrée à quitter le pays le plus rapidement possible. Berlin se prépare également à réduire le personnel de son ambassade à Asmara, qui emploie 10 personnes. La...