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Actualités - Reportages

Designers libanais Karim Begdache : empilage, assemblage, constructivisme (photos)

Architecte, diplômé de l’École spéciale d’architecture de Paris (ESA), Karim Begdache s’amuse à concevoir, parallèlement aux plans d’immeubles, des meubles, des objets et des accessoires de design. Qu’il entrepose chez Artishow, rue Baroudy, Achrafieh. C’est par pur hasard que Karim Begdache s’est mis au design. Sa première «création» est née d’une nécessité : un porte-CD en éléments modulables, qu’il avait fabriqué pour ranger ses disques, alors qu’il était étudiant à Paris. Construit en tablettes carrées de contreplaqués et vis apparentes, ce meuble, léger et facilement démontable, l’a suivi dans ses bagages à Beyrouth. «En découvrant l’espace Artishow (qui expose les créations des jeunes designers locaux), j’ai eu l’idée d’en présenter un prototype». C’était il y a deux ans. Aujourd’hui, Karim Begdache peut se targuer d’avoir vendu 200 porte-CD. Ce qui, sur le marché libanais, représente un gros succès. «Les mentalités sont encore pleines de préjugés. Les gens ici préfèrent acheter des copies de meubles importés, à la finition parfois pas très aboutie, plutôt que des pièces “dessinées” et fabriquées au Liban», fait remarquer le jeune designer. Encouragé toutefois par ces débuts assez gratifiants, il poursuit en déclinant, suivant le même principe de «modules empilables», divers éléments de rangement : étagères en contreplaqué, montées sur tiges de fer peint en doré ou sur base du même support, rayonnages de cageots de bois brut. Il passe ensuite à des pièces plus élaborées : un luminaire réalisé à partir de poutres de bois de cèdre découpées en cercles tronqués et assemblés verticalement, planté dans une base de béton. Des tables basses ou d’appui, en bois de style épuré et «japonisant». En acier inoxydable au piétement – composé de trois cercles tronqués – inséré entre deux plateaux, de mêmes diamètres. Karim Begdache a un style propre qui se dessine au fur et à mesure de sa production. Une facture épurée, aux lignes et aux angles assez arrondis, mêlés d’une touche «constructiviste», due sans doute à sa formation principale. «J’aime jouer sur les répétitions de formes, assembler, aligner des éléments modulables d’aspect très simple», dit-il. «J’essaie surtout de créer des objets transformables et non pas figés». Outre la simplicité des lignes, Karim Begdache privilégie les matériaux bruts – «surtout lorsqu’ils sont assez précieux» – dans ses pièces d’ameublement. En général, il n’encombre pas ses croquis de détails. «Je préfère avoir une idée d’un objet, le dessiner rapidement, en faire exécuter un prototype aussitôt. J’aime la surprise de la réalisation». Il lui arrive cependant d’utiliser la couleur et certaines fioritures dans des meubles et des objets à «finalité ludique». Dans cet esprit, il boucle actuellement une ligne d’accessoires – «porte-cartes, vide-poches, cale porte ou port- crayons…» – réalisés à partir «non pas d’objets récupérés mais transformés». Des objets fonctionnels, et fantaisistes en même tant par l’association insolite de matériaux tels, par exemple, que la tôle pliée et la fourrure… À découvrir.
Architecte, diplômé de l’École spéciale d’architecture de Paris (ESA), Karim Begdache s’amuse à concevoir, parallèlement aux plans d’immeubles, des meubles, des objets et des accessoires de design. Qu’il entrepose chez Artishow, rue Baroudy, Achrafieh. C’est par pur hasard que Karim Begdache s’est mis au design. Sa première «création» est née d’une nécessité : un porte-CD en éléments modulables, qu’il avait fabriqué pour ranger ses disques, alors qu’il était étudiant à Paris. Construit en tablettes carrées de contreplaqués et vis apparentes, ce meuble, léger et facilement démontable, l’a suivi dans ses bagages à Beyrouth. «En découvrant l’espace Artishow (qui expose les créations des jeunes designers locaux), j’ai eu l’idée d’en présenter un prototype». C’était il y a...