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Actualités - Chronologie

Création Qui est Barbara Bui ?(photo)

Années 80: une jeune créatrice eurasienne crée et lance à Paris de superbes vêtements, hors de tout esprit pratique. Bien entendu, ses créations sublimes s’avèrent invendables. On devine sans difficulté la suite financière de cette belle aventure... Trois années de galère, de méditation et de formation en marketing marquent le retour de Barbara Bui, mieux armée et moins «l’art pour l’art» dans l’enceinte de la mode. Mais cette fois-ci, ce n’est plus Paris mais New York. Boutique à Soho, ambiance branchée, esprit zen. De quoi trancher sur l’environnement. La ligne qu’elle lance, signée «BB Initials», est dans l’air du lieu: simple, pratique, raffinée. Des T-shirts présentés sous emballage de plastique scellé, transparent, de petites pièces, de petits prix, dans une ambiance verre, acier et peinture frappent l’imagination... L’affaire prospère... En 1998, Barbara Bui et William Halimi, son époux dans la vie et son associé en affaires, reviennent à Paris pour fonder la première société française de prêt-à-porter cotée en Bourse! Chasse aux actionnaires, recyclage en comptabilité, apprentissage douloureux des chiffres. Mais le tandem avance. Sans dépendre d’un grand groupe financier, en restant autonome, sans disposer de fortune personnelle, «les» Barbara Bui se taillent une place, se donnent les moyens d’avancer... Au début de l’année 99, la griffe remporte le trophée Whirlpool des femmes en or... Une recette «yin et yang» Née en France, d’un père vietnamien et d’une mère bretonne, Barbara Bui a, inné, le sens des alliances. Elle pratique d’instinct le yin et le yang, les deux principes fondamentaux opposés et complémentaires du taoisme, la réligion de la Chine... Sa création reflète ses principes. Simplicité extrême, confort et toujours une touche très personnelle font de chaque pièce une création. Ses matières premières créent toujours la surprise: soie enduite à effet papier, satin-cuir stretch, coton qui ressemble à du carton. Des imprimés curieux, presque des graffitis. Ses coloris ne heurtent jamais le regard et jamais deux teintes ne s’opposent l’une à l’autre. Ses noirs sont presque des gris, ses blancs se fondent dans les gris et le tout s’harmonise sans hauts cris et gesticulations. Sans manquer d’originalité, son inspiration est sereine. Elle sait être différente sans heurter ou déranger. Une originalité sage qui s’assure en toute tranquillité. À l’image de son style, la carrière de la créatrice progresse, sans fracas ou coups spectaculaires, d’un pas ferme, d’étape en étape: une nouvelle boutique à l’avenue Montaigne, à Paris, une autre à Milan, à la via Monzoni, une collection homme pour l’hiver 2000, un café Barbara Bui à côté de sa première boutique, Kabuki (Paris).
Années 80: une jeune créatrice eurasienne crée et lance à Paris de superbes vêtements, hors de tout esprit pratique. Bien entendu, ses créations sublimes s’avèrent invendables. On devine sans difficulté la suite financière de cette belle aventure... Trois années de galère, de méditation et de formation en marketing marquent le retour de Barbara Bui, mieux armée et moins «l’art pour l’art» dans l’enceinte de la mode. Mais cette fois-ci, ce n’est plus Paris mais New York. Boutique à Soho, ambiance branchée, esprit zen. De quoi trancher sur l’environnement. La ligne qu’elle lance, signée «BB Initials», est dans l’air du lieu: simple, pratique, raffinée. Des T-shirts présentés sous emballage de plastique scellé, transparent, de petites pièces, de petits prix, dans une ambiance verre, acier et peinture...