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Actualités - Chronologie

Animaux - Clinique vétérinaire cherche donneurs Banque du sang pour chiens

Une banque du sang pour chiens, créée à la clinique vétérinaire régionale de Helsingborg (sud de la Suède) pour transfuser des animaux victimes de leucémies, d’accidents de la circulation ou de morsures de serpents, fait appel à la générosité des propriétaires canins afin d’augmenter ses réserves de plasma et de globules rouges. «Nous sommes à la recherche de chiens en bonne santé, âgés de 1 à 8 ans et pesant plus de 27 kilos», indique le Dr Bert-Jan Reezigt, directeur du premier établissement de ce type en Europe, qui précise que les chiennes doivent être stériles ou n’avoir jamais eu de portées. «Nous disposons de 50 donneurs permanents représentant au mieux la quinzaine de groupes sanguins qui caractérise la race canine, mais nous manquons encore de réserves», explique-t-il. «Les globules rouges, par exemple, ne se conservent pas plus de 40 jours. Malheureusement, nous ne connaissons pas ce problème, puisque nos stocks sont invariablement épuisés avant un mois», déplore-t-il. Selon ce vétérinaire, chaque bête est prélevée de 4,5 décilitres de sang une fois par trimestre — soit la quantité prélevée sur des donneurs humains — mais seulement après avoir montré patte blanche. «Le taux d’hématocrites du donneur doit être supérieur à 40 %. Il doit se montrer en pleine forme physique et surtout savoir demeurer immobile durant 4 à 5 minutes», prévient M. Reezigt. La plupart de ces «chiens cynophiles» sont des rottweilers et des bergers allemands, deux races comptant parmi les plus résistantes et dont les spécimens adultes pèsent rarement moins de 30 kilos. Selon M. Reezigt, la race ne détermine pas l’appartenance à tel ou tel groupe sanguin, «même si certains groupes sont sur-représentés chez certaines races», précise-t-il. Ainsi, un braque français pourra-t-il sauver un épagneul papillon, ou un schnauzer donner son sang à un boxer, le plus malade des 800 000 chiens recensés en Suède, selon une enquête publiée en novembre. «25 % des boxers font une visite annuelle chez le vétérinaire pour des tumeurs, des problèmes optiques, dermatologiques ou rénaux», confirme Bert-Jan Reezigt. Une vingtaine de chiens ont d’ores et déjà été sauvés grâce aux dons, les uns recevant du plasma frais congelé, les autres des hématies (globules rouges). Depuis la création de la banque du sang, en mars dernier, près de soixante patients à poils longs ou ras ont reçu de «l’or liquide» centrifugé pour soigner différentes pathologies : complications chirurgicales, empoisonnements, maladies chroniques ou manque de protéines. «Ce sont des histoires à forte charge émotionnelle», explique le vétérinaire. «Certes, les récipiendaires doivent s’acquitter d’une facture de quelque 700 couronnes suédoises (120 dollars), mais les propriétaires de chiens donneurs, qui ont l’avantage d’offrir à leurs compagnons un suivi médical régulier, ne sont pas rétribués. La plupart d’entre eux ont surtout à cœur de venir en aide aux chiens malades et à leurs maîtres», affirme M. Reezigt. «Certains même se rencontrent et font se rencontrer le donneur et le transfusé, quelques semaines plus tard», raconte-t-il. «Récemment, un chien frappé par la peste canine a eu le bonheur de pouvoir remercier son Bon Samaritain».
Une banque du sang pour chiens, créée à la clinique vétérinaire régionale de Helsingborg (sud de la Suède) pour transfuser des animaux victimes de leucémies, d’accidents de la circulation ou de morsures de serpents, fait appel à la générosité des propriétaires canins afin d’augmenter ses réserves de plasma et de globules rouges. «Nous sommes à la recherche de chiens en bonne santé, âgés de 1 à 8 ans et pesant plus de 27 kilos», indique le Dr Bert-Jan Reezigt, directeur du premier établissement de ce type en Europe, qui précise que les chiennes doivent être stériles ou n’avoir jamais eu de portées. «Nous disposons de 50 donneurs permanents représentant au mieux la quinzaine de groupes sanguins qui caractérise la race canine, mais nous manquons encore de réserves», explique-t-il. «Les globules rouges,...