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Actualités - Chronologie

Londres compte désormais sur le Commonwealth pour faire pression sur Mugabe

L’échec des négociations entre Londres et Harare ne laisse aux autorités britanniques que le maigre espoir d’une pression du Commonwealth pour amener le président Mugabe à mettre un terme aux violences politiques. Une réunion ministérielle restreinte du Commonwealth est convoquée mardi prochain à Londres pour discuter des atteintes aux droits de l’homme et à la démocratie dans les pays membres de cette organisation réunissant Londres et ses anciennes colonies. Le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, compte profiter de cette rencontre prévue de longue date pour évoquer le cas du Zimbabwe, a indiqué un de ses porte-parole. L’ironie veut que le groupe qui se réunira mardi soit chargé de veiller à l’application des «principes de Harare», du nom d’une déclaration du Commonwealth publiée en 1991 lors d’un sommet dans la capitale zimbabwéenne et énumérant les droits fondamentaux que les membres de l’organisation sont appelés à respecter. Londres accuse le régime du président Robert Mugabe de violer largement ces principes, en cautionnant l’occupation illégale d’un millier de terres de fermiers blancs et en ayant laissé s’instaurer un climat de violence contre l’opposition qui a fait au moins dix morts depuis janvier. Robin Cook a tenté en vain, pendant huit heures de négociations jeudi à Londres, d’obtenir des garanties de la part d’une délégation ministérielle zimbabwéenne sur la fin des occupations en échange d’une aide financière à une réforme agraire. Pour autant, le ministre britannique des Affaires étrangères ne va pas demander devant le Commonwealth des sanctions contre le régime de l’ancienne colonie britannique, comme l’y invite l’opposition conservatrice.
L’échec des négociations entre Londres et Harare ne laisse aux autorités britanniques que le maigre espoir d’une pression du Commonwealth pour amener le président Mugabe à mettre un terme aux violences politiques. Une réunion ministérielle restreinte du Commonwealth est convoquée mardi prochain à Londres pour discuter des atteintes aux droits de l’homme et à la démocratie dans les pays membres de cette organisation réunissant Londres et ses anciennes colonies. Le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, compte profiter de cette rencontre prévue de longue date pour évoquer le cas du Zimbabwe, a indiqué un de ses porte-parole. L’ironie veut que le groupe qui se réunira mardi soit chargé de veiller à l’application des «principes de Harare», du nom d’une déclaration du Commonwealth publiée en 1991 lors...