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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Affaire Festina Virenque devant la justice mi-octobre

Le coureur français Richard Virenque et neuf autres personnes, dont l’ancien soigneur Willy Voet et l’ex-directeur sportif Bruno Roussel, comparaîtront dans la deuxième quinzaine du mois d’octobre devant le tribunal correctionnel de Lille dans le cadre de l’affaire Festina, a-t-on appris de source judiciaire. Le juge lillois Patrick Keil, en charge du dossier depuis le début de l’affaire qui avait perturbé le Tour de France 1998, a rendu le 21 avril son ordonnance de renvoi, marquant ainsi la fin de l’instruction. Richard Virenque qui, à l’inverse de certains de ses anciens coéquipiers de Festina, a toujours nié s’être dopé, devra donc se présenter devant la justice. Le coureur varois comparaîtra pour «complicité de facilitation, d’incitation et d’administration à autrui de produits dopants et complicité d’importation, de détention, d’offre, de transport et d’acquisition de substances vénéneuses». Le procès, qui devrait débuter après la fin de la saison cycliste, pourrait durer deux semaines «voire trois si cela se révèle nécessaire», a-t-on précisé de même source. Aux côtés de Virenque, devrait également comparaître Willy Voet, ex-masseur de la formation andorrane, qui accusait clairement Virenque d’avoir utilisé des produits illicites. Sera également convoqué, Bruno Roussel, ancien manager, qui avait reconnu qu’un «dopage organisé» existait au sein de l’équipe Festina. Les autres protagonistes de l’affaire, mis en examen et qui ont été renvoyés devant le tribunal de Lille, sont le Dr Eric Ryckaert, ex-médecin belge de l’équipe, Nicolas Terrados, médecin de l’équipe espagnole Once, Jeff D’Hondt, ex-soigneur belge de la Française des Jeux, Joël Chabiron, ex-chargé de la communication chez Festina, Jean Dalibot, autre ancien masseur Festina, et les époux Eric et Christine Paranier, pharmaciens dans les Hautes-Alpes, accusés d’avoir alimenté l’équipe cycliste en produits illicites. « Pots cassés » Seul l’ancien coureur italien de la formation Casino, Rodolfo Massi, lui aussi mis en examen, n’est pas renvoyé devant le tribunal correctionnel pour manque de preuve. Ce procès devrait être l’aboutissement d’une instruction longue, parfois houleuse et souvent très médiatisée. Pour Richard Virenque, ce procès intervient comme une très mauvaise surprise car, dans ses réquisitions, le parquet de Lille avait estimé que les charges étaient «insuffisantes» pour le renvoi du champion varois. «Je trouve dommage que le juge d’instruction ait estimé devoir renvoyer Richard Virenque devant le tribunal alors que pour le parquet il n’y avait aucune charge», a déclaré Me Eric Hemmerdinger, l’avocat de Virenque, à Reuters. «Pourquoi réserver à Richard Virenque un sort particulier ?», s’est-il interrogé. «Je n’aimerais pas qu’il paie les pots cassés de cette situation. On a fait un tri au départ et on garde le même tri à l’arrivée». «Concernant la position du parquet, j’y vois une touche d’optimisme pour l’audience», a-t-il ajouté. L’affaire Festina avait débuté en juillet 1998, quelques jours avant le départ du Tour de France, de Dublin. Willy Voet avait été interpellé par les douanes à la frontière franco-belge et les officiers de police avaient découvert dans le coffre de sa voiture des ampoules d’EPO. Le scandale avait alors perturbé le Tour de France, et toute l’équipe Festina avait été exclue de la course avant que plusieurs coureurs, les Suisses Alex Zülle, Armin Maier et Laurent Dufaux, et les Français Laurent Brochard, Didier Rous et Christophe Moreau avouent s’être dopés. À plusieurs reprises, lors de l’instruction, Voet, qui possédait des carnets dans lesquels il consignait les prises de substances illicites des coureurs, avait accusé Virenque de s’être dopé. Le renvoi de l’affaire Festina intervient alors que l’ancien champion du monde de VTT et ex-Festina, Jérôme Chiotti, a reconnu avoir lui aussi pris de l’EPO. Chiotti avait expliqué dans sa confession que «rien n’a changé» dans le monde du cyclisme et «que tout le monde le sait».
Le coureur français Richard Virenque et neuf autres personnes, dont l’ancien soigneur Willy Voet et l’ex-directeur sportif Bruno Roussel, comparaîtront dans la deuxième quinzaine du mois d’octobre devant le tribunal correctionnel de Lille dans le cadre de l’affaire Festina, a-t-on appris de source judiciaire. Le juge lillois Patrick Keil, en charge du dossier depuis le début de l’affaire qui avait perturbé le Tour de France 1998, a rendu le 21 avril son ordonnance de renvoi, marquant ainsi la fin de l’instruction. Richard Virenque qui, à l’inverse de certains de ses anciens coéquipiers de Festina, a toujours nié s’être dopé, devra donc se présenter devant la justice. Le coureur varois comparaîtra pour «complicité de facilitation, d’incitation et d’administration à autrui de produits dopants et...