Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Société - Un bel avenir au Japon Fondus de chocolat

En carré, en barre, en forme de cœur ou de téléphone portable, le Japon croque de plus en plus de chocolat, encourageant de nombreux pâtissiers européens à tenter l’aventure nippone. Jusqu’à présent, le chocolat symbolisait surtout l’amour. Car le jour de la Saint-Valentin, toute Japonaise se doit d’en offrir à son mari, petit ami, amant ou à ses collègues masculins. Qui lui rendront la pareille – en parfum ou confiserie – un mois plus tard. Sur les étals des grands magasins de Tokyo, la vedette de cette année est le «Cho-Call», un coffret de neuf chocolats illustrés chacun d’un chiffre que la cliente sélectionne pour former son numéro de téléphone mobile et inviter ainsi l’heureux bénéficiaire à l’appeler. «Ce succès repose sur l’explosion des portables», désormais possédés par plus d’un tiers des 125 millions de Japonais, reconnaît Kunio Kurahashi, un porte-parole de l’enseigne Takashimaya. Pour les Japonaises, le choix s’est encore élargi cette année avec la première édition du Salon du Chocolat, une institution française qui a fait le pari de Tokyo après Paris et New York. Mannequins vêtus de fines feuilles de chocolat, création d’un «fondant» devant un public n’en perdant pas une miette, dégustation de cacao avec saké, l’alcool national à base de riz : les 120 participants, producteurs ou maîtres-chocolatiers, ont voulu jouer sur «le plaisir de la découverte». «Le Japon est un fabuleux marché de conquête pour le chocolat, explique Sylvie Douce, commissaire général du salon. Ses habitants en consomment encore très, très peu par rapport aux Européens ou aux Américains». Mais «nos habitudes sont en train de vraiment changer», précise Makoto Kato, professeur à l’école de pâtisserie Futaba. «Les hommes commencent à apprécier les produits sucrés et de plus en plus de restaurants proposent des desserts alors que ce n’était pas du tout dans nos coutumes. Et ceux aux chocolat ont beaucoup de succès», selon lui. Bon pour la santé Les pâtisseries traditionnelles, souvent à base de haricots rouges, sont plutôt appréciées hors des repas avec un bol de thé vert. «Les Japonais ont commencé à se tourner vers le chocolat lorsque des études ont montré qu’il était bon pour la santé, avance Christophe Henry, responsable pour l’Asie-Pacifique de la chocolaterie Valrhona, de Tain-l’Hermitage (sud-est de la France. Il est un peu paré des mêmes vertus que le vin». Pionnier au Japon, où il s’est installé il y a 22 ans et où il réalise près de 15 % de son chiffre d’affaires, Valrhona y a récemment lancé une grande variété de chocolats pour particuliers après s’être spécialisé dans l’approvisionnement professionnel. «Les Japonais ont d’abord découvert le chocolat suisse, plutôt doux et onctueux. Mais ils sont désormais attirés aussi par les chocolats amers, qui ont une forte identité», remarque Makoto Kato. Une aubaine pour des maîtres-chocolatiers comme le Français Michel Richart, qui vient d’ouvrir un premier magasin dans le quartier chic de Ginza, à Tokyo. Il se félicite du succès de sa gamme «de petits chocolats de 4 grammes, extrêmement aromatiques». Un autre PME française, la Chocolaterie de l’Opéra, à Paris, va exporter au Japon ses lingots de chocolat «grand cru» d’Amérique du Sud, de Papouasie-Nouvelle-Guinée ou de Côte d’Ivoire grâce à un accord récemment conclu avec Morinaga, l’un des grands de la confiserie nippone. Pour Olivier De Loisy, son fondateur, «c’est un pari mais nous croyons que le chocolat a un bel avenir au Japon».
En carré, en barre, en forme de cœur ou de téléphone portable, le Japon croque de plus en plus de chocolat, encourageant de nombreux pâtissiers européens à tenter l’aventure nippone. Jusqu’à présent, le chocolat symbolisait surtout l’amour. Car le jour de la Saint-Valentin, toute Japonaise se doit d’en offrir à son mari, petit ami, amant ou à ses collègues masculins. Qui lui rendront la pareille – en parfum ou confiserie – un mois plus tard. Sur les étals des grands magasins de Tokyo, la vedette de cette année est le «Cho-Call», un coffret de neuf chocolats illustrés chacun d’un chiffre que la cliente sélectionne pour former son numéro de téléphone mobile et inviter ainsi l’heureux bénéficiaire à l’appeler. «Ce succès repose sur l’explosion des portables», désormais possédés par plus...