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Actualités - Chronologie

Santé Le continent africain s'attaque au paludisme

Un sommet sur le paludisme s’est ouvert hier à Abuja en présence de dirigeants africains venus s’engager à réduire à terme cette maladie qui cause près d’un million de morts par an sur le continent. Ce premier sommet sur la maladie, transmise par un moustique, vise à obtenir une réduction de moitié du nombre des victimes avant l’an 2010. Le président Olusegun Obasanjo a déclaré que cet objectif, s’il était réalisé, serait une «grande réussite». «La qualité de vie de l’Africain moyen en serait grandement améliorée» a-t-il ajouté. Le sommet est co-organisé par le chef de l’État nigérian et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les dirigeants de 48 pays africains étaient attendus à ce sommet sur le paludisme, qui tue 2 500 enfants par jour dans le tiers-monde. Le paludisme (ou malaria) est présent dans le sous-continent indien, en Afrique sub-saharienne, dans le sud-est asiatique et dans certaines régions d’Amérique. 500 millions de cas se déclarent chaque année dans le monde et femmes enceintes et enfants en sont les victimes les plus fréquentes. «Le coût de la maladie se paie en morts et en sous-développement économique», a dit le président Olusegun Obsasanjo, hôte de ce sommet d’une journée. Dans une déclaration liminaire au sommet, le président nigérian estime que le paludisme «piège l’Afrique dans la pauvreté», ce seul continent où la maladie continue de se propager rapidement. «La maladie empêche l’adulte de gagner sa vie, l’enfant d’aller à l’école. Chaque année les familles doivent dépenser plusieurs mois de revenus en traitements et en prévention» a-t-il ajouté. «Il ne doit pas en être ainsi. Le paludisme peut se prévenir, se traiter, se soigner», a-t-il encore déclaré. Des recherches publiées à l’occasion du sommet montrent que l’impact du paludisme sur la croissance économique des pays en développement est plus fort qu’on ne le pensait généralement, et plus particulièrement en Afrique. Le paludisme a réduit la croissance d’environ 10 % en Afrique de 1980 à 1995 selon deux universitaires, John Luke Gallup et Jeffrey D. Sachs, dont les travaux ont été diffusés hier. «Les pays à forte propagation de la maladie sont parmi les plus pauvres du monde et le paludisme a joué un rôle de premier plan dans leurs piètres performances» ajoute le texte. «La perte annuelle de croissance liée au paludisme pourrait être de l’ordre de 1,3 %» estiment-ils. Sur 31 pays africains, la perte moyenne est de l’ordre de 10 %, avec des chiffres de l’ordre de 18 % pour des pays situés entre le Cameroun et le Zimbabwe. Le coût du paludisme est plus élevé que ne l’avaient estimé les économistes, ont-ils ajouté et s’étend sur un large spectre, des coûts à court-terme pour les jours de travail perdus, à ceux à long-terme liés à la mortalité infantile ou au prix des traitements et de la prévention. Le paludisme a aussi d’autres conséquences à long terme, ralentissant le flux du commerce où les investissements étrangers. «Les touristes évitent les zones à forte propagation, de même que les multinationales refusent d’y investir», ajoutent les deux chercheurs.
Un sommet sur le paludisme s’est ouvert hier à Abuja en présence de dirigeants africains venus s’engager à réduire à terme cette maladie qui cause près d’un million de morts par an sur le continent. Ce premier sommet sur la maladie, transmise par un moustique, vise à obtenir une réduction de moitié du nombre des victimes avant l’an 2010. Le président Olusegun Obasanjo a déclaré que cet objectif, s’il était réalisé, serait une «grande réussite». «La qualité de vie de l’Africain moyen en serait grandement améliorée» a-t-il ajouté. Le sommet est co-organisé par le chef de l’État nigérian et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les dirigeants de 48 pays africains étaient attendus à ce sommet sur le paludisme, qui tue 2 500 enfants par jour dans le tiers-monde. Le paludisme (ou malaria) est...