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Actualités - Chronologie

En bref Etats-Unis Un ancien agent accuse la CIA de faux témoignage

Un ancien agent de la CIA, condamné en 1983 pour avoir vendu 22 tonnes d’explosifs à la Libye, a demandé l’annulation de sa condamnation suite à la déclassification de documents montrant que le numéro trois de l’agence avait fait un faux témoignage l’incriminant, a déclaré lundi son avocat. Selon ces documents, Edwin Wilson, qui servit de conseiller au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi jusqu’en 1982, aurait bien été en contact régulier avec la CIA après avoir pris sa retraite en 1971. Or, dans une déclaration lors du procès, Charles Briggs, alors numéro 3 de l’agence, avait affirmé que Wilson n’avait pas été sollicité «directement ou indirectement, pour fournir un quelconque service, directement ou indirectement, à la CIA». Wilson avait affirmé au cours de son procès, au terme duquel il fut condamné à 52 ans de prison, que ses ventes d’armes à Tripoli lui servaient de couverture pour collecter des informations pour la CIA. Son avocat David Adler a demandé au juge fédéral Lynn Hughes à Houston (Texas) d’annuler la condamnation parce que, selon lui, «l’accusation a utilisé en connaissance de cause un faux témoignage pour faire condamner» son client. Il lui a également demandé de poursuivre 17 fonctionnaires de la CIA et du département de la Justice pour outrage à la cour pendant le procès. Le département de la Justice a refusé de commenter l’affaire. «Elle est devant les tribunaux. Nous n’avons pas de commentaire», a déclaré son porte-parole John Russell.
Un ancien agent de la CIA, condamné en 1983 pour avoir vendu 22 tonnes d’explosifs à la Libye, a demandé l’annulation de sa condamnation suite à la déclassification de documents montrant que le numéro trois de l’agence avait fait un faux témoignage l’incriminant, a déclaré lundi son avocat. Selon ces documents, Edwin Wilson, qui servit de conseiller au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi jusqu’en 1982, aurait bien été en contact régulier avec la CIA après avoir pris sa retraite en 1971. Or, dans une déclaration lors du procès, Charles Briggs, alors numéro 3 de l’agence, avait affirmé que Wilson n’avait pas été sollicité «directement ou indirectement, pour fournir un quelconque service, directement ou indirectement, à la CIA». Wilson avait affirmé au cours de son procès, au terme duquel il fut...