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Actualités - Reportages

Paris : cap maintenu

La Bourse de Paris a maintenu le cap cette semaine malgré le parcours en montagnes russes des marchés américains qui a provoqué vertiges et sueurs froides dans le monde financier au cours des dernières séances. En évitant les gros écueils, la Bourse a réussi à finir cette semaine pascale (écourtée d’une séance, le Vendredi Saint étant traditionnellement chômé) sur une note positive. Jeudi, l’indice CAC 40 terminait à 6 234,51 points, soit une hausse de 2,8 % en quatre séances. Les investisseurs étaient sur des charbons ardents lundi, après la dégringolade des marchés américains le vendredi précédent qui s’apparentait à un krach pour le secteur de la nouvelle économie. Le Nasdaq avait abandonné 9,67 % et l’indice Dow Jones 5,66 %. La tension était donc à son comble lundi matin dans les salles de marché : à l’ouverture la plupart des indices européens abandonnaient 5 % et, à Paris, la cotation de plus d’une vingtaine de valeurs était réservée à la baisse. Un net rétablissement de Wall Street et du Nasdaq lundi et mardi effaçait les dégâts du vendredi précédent. Le krach n’était plus d’actualité même si de nombreuses valeurs de la nouvelle économie se retrouvaient au tapis. Cette sévère correction, jugée saine si elle reste mesurée par la plupart des observateurs, devrait porter ses fruits. Howard Davies, le président de l’autorité britannique des services financiers, le régulateur de la City, discerne «des aspects positifs» dans le fait que les valeurs de la haute technologie reviennent à des niveaux plus raisonnables. «Nous devons nous rappeler que les cours des actions américaines ne font que revenir à leurs niveaux de novembre dernier», a-t-il notamment souligné en début de semaine. Selon M. Davies, l’une des raisons de la volatilité accrue des marchés est que «les compagnies y arrivent à un stade plus précoce de leur développement, sans les références habituelles et donc les valorisations sont basées sur des espoirs plutôt que sur les performances réalisées». Pour la société de Bourse EIFB, la volatilité des marchés devrait toutefois perdurer. Celle-ci a été multipliée par six sur les valeurs technologiques depuis quatre mois, atteignant des niveaux jamais observés. «Après avoir valorisé les valeurs technologiques seulement sur les perspectives de croissance du chiffre d’affaires en oubliant les capacités bénéficiaires, on devrait revenir sur les valeurs proposant à la fois une forte croissance et une solide rentabilité», estime EIFB. Les derniers arrivés à la Bourse de Paris – à la mi-mars – peuvent se mordre les doigts après la bourrasque qui a balayé la nouvelle économie, mais ceux qui ont investi il y a un an dans les valeurs technologiques sont encore à la tête d’un joli magot. Certaines valeurs de la nouvelle économie – les TMT (Technologie, média, téléphonie) – ont vu leurs cours divisés par deux en un mois. Le 10 mars dernier, l’indice du nouveau marché qui concentre les nouvelles sociétés technologiques culminait à 8 159,74 points, soit une hausse de 175 % par rapport à la fin 1999. Jeudi cet indice s’établissait à 4 300 points, soit une baisse de 47,3 % par rapport au niveau record. Mais il affichait encore une hausse de 43 % depuis le début de l’année. Après la baisse de 0,09 % lundi, la Bourse a aligné trois séances de hausse : +1,43 % mardi, +0,31 % mercredi et +1,10 % jeudi. Le terme d’avril qui s’est achevé mercredi était toutefois déficitaire de 3,11 % après deux liquidations mensuelles positives, celles de mars et de février.
La Bourse de Paris a maintenu le cap cette semaine malgré le parcours en montagnes russes des marchés américains qui a provoqué vertiges et sueurs froides dans le monde financier au cours des dernières séances. En évitant les gros écueils, la Bourse a réussi à finir cette semaine pascale (écourtée d’une séance, le Vendredi Saint étant traditionnellement chômé) sur une note positive. Jeudi, l’indice CAC 40 terminait à 6 234,51 points, soit une hausse de 2,8 % en quatre séances. Les investisseurs étaient sur des charbons ardents lundi, après la dégringolade des marchés américains le vendredi précédent qui s’apparentait à un krach pour le secteur de la nouvelle économie. Le Nasdaq avait abandonné 9,67 % et l’indice Dow Jones 5,66 %. La tension était donc à son comble lundi matin dans les salles de...