Si l’on excepte quelques signes d’amélioration ponctuels (American Beauty, Any Given Sunday), les censeurs poursuivent une besogne qui tourne, trop souvent, à la plaisanterie. Une plaisanterie à la fois regrettable et finalement sans objet. Viennent d’être concernés deux films, l’un français, l’autre américain : il s’agit de sexe dans La vie rêvée des anges, d’Erick Zonca, et de religion dans Stigmata, de Rupert Wainwright (ce dernier plus sévèrement atteint !). Si nous parlons d’une «plaisanterie», c’est pour une raison toute simple : tous ceux qui veulent voir des films – sortis ou en attente de sortie – en leur version «intégrale», n’ont que l’embarras du choix. Sans parler du câble et des chaînes, «spécialisées», il leur suffit d’acheter ou de louer, dans une officine quelconque (il n’en manque pas !), les «reproductions» des films en question (d’ailleurs souvent tout nouveaux et même programmés actuellement dans nos salles !) sous la forme de cassettes, DVD, etc. Et de les regarder tranquillement chez eux. N’est-ce pas merveilleux ?! Concluez de vous-même... Du même coup, nous rejoignons, tout naturellement, l’aspect «commercial» de la question. Est-il normal que nos distributeurs de films et exploitants de salles – en règle avec les obligations et formalités de la douane, de la censure, etc. – soient soumis à une telle concurrence, favorisée (en toute impunité !) par un comportement totalement illégal ? Défendre les gens de cinéma n’est pas notre affaire. Ils n’ont pas besoin de nous pour cela, et ils devraient s’en charger eux-mêmes. Mais, justement, que font-ils ? Que font leurs syndicats, leurs associations ? On peut se poser la question. Peut-être sont-ils trop préoccupés à «planifier» (?) la construction de nouveaux complexes... d’une inutilité pourtant déjà flagrante. Pendant ce temps, dans un silence assourdissant, on coupe. À suivre...
Si l’on excepte quelques signes d’amélioration ponctuels (American Beauty, Any Given Sunday), les censeurs poursuivent une besogne qui tourne, trop souvent, à la plaisanterie. Une plaisanterie à la fois regrettable et finalement sans objet. Viennent d’être concernés deux films, l’un français, l’autre américain : il s’agit de sexe dans La vie rêvée des anges, d’Erick Zonca, et de religion dans Stigmata, de Rupert Wainwright (ce dernier plus sévèrement atteint !). Si nous parlons d’une «plaisanterie», c’est pour une raison toute simple : tous ceux qui veulent voir des films – sortis ou en attente de sortie – en leur version «intégrale», n’ont que l’embarras du choix. Sans parler du câble et des chaînes, «spécialisées», il leur suffit d’acheter ou de louer, dans une officine quelconque (il...
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