Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La cybercriminalité, fléau des polices du monde

Les «cybercriminels» de l’Internet ont pris de l’avance sur les policiers, profitant de l’absence de frontières et des difficultés à maîtriser un outil technologique en constante mutation. C’est ce qu’affirme – dans les grandes lignes – Michael Vatis, qui dirige au nom du FBI américain un centre de surveillance des secteurs jugés stratégiques, comme la défense, les banques ou les centrales électriques. «Au cours des deux ans écoulés, le nombre d’actes criminels liés à l’Internet a doublé aux États-Unis», explique le responsable de la police fédérale. «Tout progrès technologique conduit à des innovations criminelles et les gouvernements sont toujours à la traîne», reconnaît-il en marge d’un colloque organisé à Londres pour améliorer la coopération entre les services de police et le monde de l’industrie. Parmi les escroqueries en ligne, on peut citer le cas de la «Principauté de Nouvelle Utopia», une cité sous-marine que ses promoteurs se proposaient l’année dernière de bâtir en pleine mer des Caraïbes, non loin des îles Caïmans. Plusieurs personnes avaient souscrit à un emprunt obligataire véreux de 350 millions de dollars lorsque le pot aux roses a été découvert. Les fraudes financières via Internet sont monnaie courante David Veness, un haut responsable de Scotland Yard en charge de ces dossiers, a indiqué lors de ce colloque que «les fraudes financières via Internet sont monnaie courante et le spectre est large. Cela va des fausses banques au blanchiment d’argent» en passant par la grande criminalité organisée. Certains policiers redoutent même que des mafias soient bientôt en mesure de prendre le contrôle de fournisseurs d’accès à Internet. Les polices du monde entier se sentent plutôt désarmées face à ce phénomène. Elles manquent souvent de moyens technologiques ou de personnels qualifiés. Qui plus est, les entreprises rechignent à faire publiquement état de ces «violations», pour ne pas donner l’impression d’être des proies faciles, préférant recourir aux services de «détectives informatiques» privés. Le caractère foncièrement apatride des pirates de l’Internet ne facilite pas non plus les poursuites. «Contrairement à nos adversaires, nous sommes obligés de travailler dans un cadre légal», soupire le secrétaire général d’Interpol, Raymond Kendall. «Et dans ce domaine, il y a un manque énorme de législations. L’Internet est un réseau international, il nous faut des réponses globales», insiste-t-il.
Les «cybercriminels» de l’Internet ont pris de l’avance sur les policiers, profitant de l’absence de frontières et des difficultés à maîtriser un outil technologique en constante mutation. C’est ce qu’affirme – dans les grandes lignes – Michael Vatis, qui dirige au nom du FBI américain un centre de surveillance des secteurs jugés stratégiques, comme la défense, les banques ou les centrales électriques. «Au cours des deux ans écoulés, le nombre d’actes criminels liés à l’Internet a doublé aux États-Unis», explique le responsable de la police fédérale. «Tout progrès technologique conduit à des innovations criminelles et les gouvernements sont toujours à la traîne», reconnaît-il en marge d’un colloque organisé à Londres pour améliorer la coopération entre les services de police et le...