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Actualités - Chronologie

Un coup de pied dans la fourmilière, mais le trafic continue

Le coup de pied dans la fourmilière de la drogue, avec l’arrestation mercredi en Colombie de 49 présumés barons de l’héroïne dans l’opération «Millénaire 2», est loin d’avoir mis fin au trafic de stupéfiants dans le premier pays exportateur mondial de cocaïne. Ce nouveau coup d’éclat du général Rosso José Serrano, chef de la police colombienne, contre un réseau accusé d’avoir expédié chaque mois 50 kg d’héroïne aux États-Unis ainsi qu’en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas, est survenu après la détention de 30 chefs présumés d’un trafic mensuel de dizaines de tonnes de cocaïne durant l’opération «Millénaire 1» du 13 octobre dernier. La Colombie, déjà premier producteur de cocaïne, avec plus de 400 tonnes par an, est devenue l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’héroïne, avec la fabrication annuelle de quelque 6 tonnes de ce stupéfiant. Le pays dispose de plus de mille pistes clandestines pour le décollage des avions chargés du trafic de drogue, selon de récentes déclarations du chef des forces armées, le général Fernando Tapias. Dans son autobiographie intitulée Échec et mat, publiée après l’opération «Millénaire 1», le général Serrano avait fait état du remplacement des anciens cartels de Medellin et Cali, démantelés entre 1993 et 1995, par des centaines de réseaux de trafiquants aux dimensions réduites, adeptes de la discrétion. Le chef du cartel de Medellin, Pablo Escobar, abattu par la police le 2 décembre 1993, roulait dans des voitures de collection, disposait d’un immense parc transformé en zoo avec plus de mille animaux sauvages importés d’Afrique, distribuait chaque mois de l’argent à des centaines de chômeurs et avait même acheté quelque 500 maisons pour les plus pauvres à Envigado, dans la banlieue de Medellin. Alejandro Bernal, l’un des barons de la cocaïne arrêté durant «Millénaire 1», avait par contre réussi à vivre plusieurs années dans le même immeuble que le général Serrano à Bogota sans attirer son attention sur ses activités clandestines, jusqu’à son arrestation en octobre. L’opération «Millénaire 2» aura permis au président conservateur Andrés Pastrana, en visite à Washington, de qualifier de «message très important» de Bogota à l’égard des États-Unis l’arrestation des 49 présumés trafiquants, dont un cousin de Pablo Escobar, Nicolas Urquijo Gaviria, accusé d’être le chef du réseau. Le coup de filet de la police a pour particularité d’avoir eu lieu alors que le chef de l’État poursuivait aux États-Unis la promotion de son Plan Colombie, d’un montant de 7,5 milliards de dollars sur 3 ans. Bogota propose de fournir 4 milliards de cette somme à charge pour la communauté internationale de contribuer à concurrence de 3,5 milliards au financement de ce plan dans le cadre notamment de la lutte anti-drogue. La participation des États-Unis, de l’ordre de 1,3 milliard de dollars, est toujours en discussion au Congrès.
Le coup de pied dans la fourmilière de la drogue, avec l’arrestation mercredi en Colombie de 49 présumés barons de l’héroïne dans l’opération «Millénaire 2», est loin d’avoir mis fin au trafic de stupéfiants dans le premier pays exportateur mondial de cocaïne. Ce nouveau coup d’éclat du général Rosso José Serrano, chef de la police colombienne, contre un réseau accusé d’avoir expédié chaque mois 50 kg d’héroïne aux États-Unis ainsi qu’en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas, est survenu après la détention de 30 chefs présumés d’un trafic mensuel de dizaines de tonnes de cocaïne durant l’opération «Millénaire 1» du 13 octobre dernier. La Colombie, déjà premier producteur de cocaïne, avec plus de 400 tonnes par an, est devenue l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’héroïne,...