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Actualités - Chronologie

La Russie plus proche que jamais de la ratification de Start II

Le Parlement russe semblait enfin prêt à ratifier aujourd’hui vendredi le traité de désarmement nucléaire START II, après sept ans de tergiversations, le groupe communiste restant la seule formation importante hostile à la ratification hier. Après une journée d’auditions parlementaires à huis clos, où les députés ont pu entendre des représentants des ministères de la Défense et des Affaires étrangères, ainsi que de hauts responsables militaires, seul le chef du PC Guennadi Ziouganov s’est exprimé clairement contre la ratification du traité russo-américain. START II prévoit la réduction des deux tiers des arsenaux nucléaires stratégiques russe et américain. Signé le 3 janvier 1993 par les présidents américain George Bush et russe Boris Eltsine, il est un prolongement de START I, signé en juillet 1991 entre MM. Bush et Mikhaïl Gorbatchev. Il prévoit de diminuer le nombre des ogives nucléaires à 3 500 pour les États-Unis et 3 000 pour la Russie. La Douma va «très probablement» ratifier START II, a déclaré jeudi soir le vice-président de la Douma Andreï Kokochine, parce que le traité, selon lui, permettra à la Russie de se débarrasser d’une bonne partie de ses armements nucléaires obsolètes. «Ce qu’ils font est une provocation. Ratifier START II réduira le pays en esclavage», a déclaré de son côté le communiste Ziouganov, dont le groupe compte 93 députés sur 450. Le leader ultranationaliste Vladimir Jirinovski (17 sièges), opposé mercredi encore à la ratification, ne s’est pas prononcé publiquement jeudi. M. Jirinovski est cependant coutumier des retournements de dernière minute en faveur du pouvoir. Tous les autres chefs de groupe semblaient prêt à voter la ratification, et la presse russe estimait jeudi que le «non» ne recueillerait pas plus de 160 à 170 voix. Le président Vladimir Poutine, son gouvernement et plusieurs hauts responsables de l’armée se sont prononcés pour la ratification du traité, ratifié en 1996 par le Sénat américain. La Douma a reporté durant sept ans la ratification, sous la pression des communistes et des nationalistes qui ont protesté successivement contre l’élargissement de l’Otan, les frappes américaines contre l’Irak ou l’opération internationale contre la Yougoslavie. «La ratification de START II est non seulement une nécessité objective mais elle répond aux intérêts de la Russie, à la sécurité et à la stabilité dans le monde», a déclaré le chef adjoint de l’état-major des forces armées russes, le général Valeri Manilov. Selon des sources diplomatiques citées par Interfax, Moscou a même déjà fait de nouvelles propositions à Washington sur le futur traité START III, visant à diminuer encore les niveaux d’armements nucléaires. La Russie souhaiterait, selon ces sources, ramener à 1 500 le nombre d’ogives de chaque pays, contre 2 000 à 2 500 dans l’état actuel du projet START III. Ces propositions, précise-t-on cependant, ne sont valables que si Washington renonce à amender le traité antimissile ABM de 1972. Ces derniers mois, Moscou avait lié le sort de START II au règlement de la querelle avec les Américains sur le traité ABM de défense antimissiles, que Washington souhaite amender pour faire face aux menaces venues de pays tiers, comme la Corée du Nord. Moscou refuse toute modification de ce traité.
Le Parlement russe semblait enfin prêt à ratifier aujourd’hui vendredi le traité de désarmement nucléaire START II, après sept ans de tergiversations, le groupe communiste restant la seule formation importante hostile à la ratification hier. Après une journée d’auditions parlementaires à huis clos, où les députés ont pu entendre des représentants des ministères de la Défense et des Affaires étrangères, ainsi que de hauts responsables militaires, seul le chef du PC Guennadi Ziouganov s’est exprimé clairement contre la ratification du traité russo-américain. START II prévoit la réduction des deux tiers des arsenaux nucléaires stratégiques russe et américain. Signé le 3 janvier 1993 par les présidents américain George Bush et russe Boris Eltsine, il est un prolongement de START I, signé en juillet 1991...