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Actualités - Analyse

Plaidoyer pressant du régime pour les nouvelles constantes libanaises

Dans la tournée régionale qu’il entame demain par l’Arabie séoudite, le président Lahoud tentera de susciter un soutien unifié aux positions libanaises concernant le Sud et le dossier régional. À la lumière des résultats, peu encourageants, du précédent sommet Clinton-Assad à Genève et de la récente rencontre Clinton-Barak. Le chef de l’État traitera des options à envisager en cas de retrait israélien sans accord préalable. Il mettra également l’accent sur le problème de la présence palestinienne au Liban. En soulignant qu’Israël voudrait faire assumer au Liban des responsabilités qui ne lui appartiennent pas. Dans ce sens qu’il aurait à supporter des frappes visant son infrastructure, au cas où des actions seraient menées contre l’État hébreu à partir de son territoire, après le retrait. Le chef de l’État répétera que le Liban ne peut pas garantir une sécurité frontalière que l’armée israélienne elle-même n’a pu assurer. De plus, si Israël devait obtenir cette sécurité, qui est de son propre aveu sa principale priorité, il ne se préoccuperait plus de participer à la mise en place d’une paix globale équitable dans la région. Un règlement qui devrait inclure le Golan, la question des réfugiés palestiniens et le partage des eaux. Le président Lahoud redira également que même une stricte application de la 425 resterait sans rapport, sans effet garanti, sur la sécurité. Car cet élément ne peut être valablement assuré, pour tous les protagonistes indistinctement, qu’à travers la conclusion d’une paix d’ensemble. Or Israël se dérobe, pour ne pas faire de concessions. Alors même que le prix à payer ne serait pas de sa propre poche, puisqu’il a spolié les territoires qu’il est appelé à restituer. Dans ce cadre, il est évident, et Israël le reconnaît lui-même, qu’il n’aurait pas été question de rendre le Liban-Sud et la Békaa-Ouest si la Résistance n’avait fait subir tant de pertes à l’occupant. Cependant, répète le régime, si le retrait envisagé devait être source de sécurité garantie pour Israël, cet État ne serait plus pressé de régler les problèmes qui continuent à entraver la réalisation d’une vraie paix régionale, comme le Golan, les réfugiés, les eaux, voire les accords d’Oslo. Le Liban en appelle dès lors aux Arabes pour qu’ils ne fléchissent pas, qu’ils ne se montrent pas complaisants à l’égard d’Israël sous prétexte qu’il aurait rendu le Sud. Ces pays sont invités à soutenir le Liban à fond, en vue d’un seul objectif : une paix régionale authentique. L’État hébreu ne vise pas en effet, à travers le retrait, à faire montre de bonne volonté ou de respect du droit d’autrui, mais à servir ses intérêts sécuritaires. Tout en perturbant ceux du Liban, du fait que le rejet israélien du droit de retour maintient les camps palestiniens d’ici en armes et en ébullition. À ce propos, même si, après le retrait, les activistes palestiniens ne devaient pas tenter des actions contre la Galilée, le risque d’implantation au Liban, synonyme de déstabilisation et de déséquilibre démographique, resterait extrêmement élevé. Le chef de l’État, qui a déjà souligné la gravité de ces questions dans son mémorandum au secrétaire général des Nations unies, va donc plaider les mêmes thèmes lors de sa tournée dans les pays arabes de la région et en Iran. Il va donc développer les nouvelles constantes libanaises, c’est-à-dire en sus de la 425 le refus des exigences israéliennes de garanties sécuritaires et la nécessité de traiter le problème des réfugiés palestiniens. Le président de la République rappellera les résolutions de la récente conférence de la Ligue tenue à Beyrouth au niveau des ministres des Affaires étrangères. Ces résolutions enjoignent à Israël de respecter les accords d’avril 96 concernant le Sud et elles réitèrent l’appui arabe à l’application de la 425, en invitant les États arabes qui ont établi des rapports avec Israël à les rompre. Mais en pratique les Arabes sont divisés. Certains estiment qu’en cas de retrait israélien du Sud, la Résistance devrait arrêter ses opérations. D’autres qu’elle doit au contraire les poursuivre jusqu’à la restitution du Golan.
Dans la tournée régionale qu’il entame demain par l’Arabie séoudite, le président Lahoud tentera de susciter un soutien unifié aux positions libanaises concernant le Sud et le dossier régional. À la lumière des résultats, peu encourageants, du précédent sommet Clinton-Assad à Genève et de la récente rencontre Clinton-Barak. Le chef de l’État traitera des options à envisager en cas de retrait israélien sans accord préalable. Il mettra également l’accent sur le problème de la présence palestinienne au Liban. En soulignant qu’Israël voudrait faire assumer au Liban des responsabilités qui ne lui appartiennent pas. Dans ce sens qu’il aurait à supporter des frappes visant son infrastructure, au cas où des actions seraient menées contre l’État hébreu à partir de son territoire, après le retrait. Le...