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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Paris-Roubaix Museeuw vainqueur deux ans après son accident (photo)

Deux ans après son très grave accident dans Paris-Roubaix, le Belge Johan Museeuw a remporté en solitaire la reine des classiques cyclistes, disputée dimanche par temps sec sur la distance de 272 kilomètres. Dans la poussière, Museeuw (34 ans) s’est imposé pour la deuxième fois à Roubaix. Il avait gagné en 1996 l’édition du centenaire de la course. À Roubaix, le champion belge a préservé une courte avance sur un groupe réglé par le Belge Peter van Petegem devant l’Allemand Erik Zabel, le Néerlandais Tristan Hoffman et l’Italien Stefano Zanini. À la différence de sa victoire de 1996 devant deux de ses coéquipiers, dans un ordre décidé par son équipe, Museeuw a rallié le vélodrome tout seul. Il a attaqué à 53 kilomètres de l’arrivée derrière l’Américain Frankie Andreu, qui venait de prendre les devants. Quatorze kilomètres plus loin, Museeuw a lâché Andreu pour se diriger vers le succès rêvé dans une course qui avait failli sonner le glas de sa carrière. En 1998, Museeuw était tombé dans la tranchée d’Arenberg et s’était fracturé la rotule du genou gauche. Son indisponibilité s’était prolongée pendant plusieurs mois et le Belge avait risqué l’amputation. Le coureur le plus titré en Coupe du monde (neuf victoires), qui a été sacré champion du monde en 1996, a donné à l’équipe Mapei sa cinquième victoire en six ans dans Paris-Roubaix. Le groupe italien a maîtrisé la course en déléguant son sprinteur belge Tom Steels dans la première échappée du jour (km 35). Steels et les deux derniers rescapés, le Russe Dimitri Konyshev et le Sud-Africain Robert Hunter, ont été rejoints au 195e kilomètre. «Après ma chute en 1998, j’étais presque perdu pour le cyclisme», a rappelé Museeuw qui a montré symboliquement son genou en franchissant la ligne. Zabel a gardé la première place du classement général de la Coupe du monde, dont Paris-Roubaix est la troisième épreuve. Déclarations l Peter Van Petegem (Bel/Farm Frites, 2e) : «C’était vraiment dur. Le vent soufflait de face. Quand Museeuw a attaqué, tout le monde a pensé que c’était de trop loin. Mais on voit que c’est un champion. J’avais encore des forces. Battre Zabel, c’est bien». l Andrei Tchmil (Bel/Lotto) : «C’est un grand champion qui a gagné. Dans un sens, je suis content. C’est un vieux et l’on ne pourra pas dire que les vieux doivent arrêter le vélo. Derrière Museeuw, personne n’a voulu rouler. Après la tranchée d’Arenberg, l’allure a été rapide dans les quatre secteurs suivants. J’ai eu trois crevaisons, une chute et, pour finir, une crevaison près de l’arrivée. J’ai espéré le plus longtemps possible. Je savais que la dernière attaque se produirait au carrefour de l’Arbre». l Frédéric Guesdon (Fra/La Française des Jeux) : «Je n’étais pas super. Dans ce cas-là, on fait beaucoup d’erreurs. Je suis allé chercher des bas-côtés et j’ai souvent couru à contre-temps. Au ravitaillement, je ne m’en tire pas trop mal, j’ai fini au courage. Je termine premier Français, mais j’aurais préféré être deuxième ou troisième Français et me classer dans les dix premiers». l Christophe Mengin (Fra/La Française des Jeux) : «Guesdon et moi étions protégés dans le final. Michaelsen, Hoj et Magnien devaient aller dans les coups après Arenberg. Ce n’était pas à nous de prendre la course en main, nous n’étions pas les favoris. Je n’ai pas eu de pépin, c’est déjà bien, mais j’ai fait des erreurs de placement dans les secteurs où il y avait vent de côté. J’ai été obligé de faire des efforts que j’ai payés ensuite». GP Primavera : victoire au sprint de l’Espagnol Unai Etxebarria L’Espagnol Unai Etxebarria (Euskadi) a remporté au sprint dimanche le Grand Prix cycliste Primavera, disputé sur 184,8 km autour d’Amorebieta, au Pays basque espagnol (nord). Au terme de ce sprint particulièrement serré disputé par seize coureurs, la photo a été nécessaire pour départager Etxebarria de l’Allemand Udo Bolts, deuxième. L’Espagnol Roberto Heras, vainqueur des deux précédentes éditions, s’est adjugé la troisième place du podium. La course a été marquée par la chute de l’Espagnol Juan Carlos Dominguez à quelque 75 mètres de l’arrivée. Le coureur de l’équipe Vitalicio a été victime de nombreux hématomes et d’une possible fracture à un doigt, mais son hospitalisation n’a pas été jugée nécessaire. Classement : 1. Unai Etxebarria (Esp/Euskadi), les 184,8 km en 4 h18’49’’ 2. Udo Bolts (All) m.t. 3. Roberto Heras (Esp) m.t. 4. Igor Flores (Esp) m.t. 5. Oscar Mason (Ita) m.t. 6. Aitor Osa (Esp) m.t. 7. Francisco Mancebo (Esp) m.t. 8. Daniele de Paoli (Ita) m.t. 9. David Etxebarria (Esp) m.t. 10. Serguei Yakolev (Rus) m.t. Tour du Pays basque : victoire finale de l’Allemand Andreas Kloden L’Allemand Andreas Kloden (Telekom), vainqueur en mars de Paris-Nice, a remporté le Tour du Pays basque cycliste en s’imposant dans le second secteur de la 5e et dernière étape, un contre-la-montre de 8,5 km. Au classement général, Kloden devance l’Italien Danilo di Luca, jusqu’à alors leader, de 5 secondes et le Français Laurent Jalabert, de 31 secondes. Entre Azkoitia et le col de 2e catégorie de Madarixa, Kloden a terminé le chrono-escalade en 16 minutes 40 secondes, 15 secondes de mieux que di Luca et 31 secondes de mieux que Jalabert, vainqueur de l’étape la veille. À 24 ans, Kloden, qui a démarré sa carrière en mai 1998, est le premier Allemand vainqueur du Tour du Pays basque, épreuve remportée l’an dernier par Jalabert. Dans la matinée, Colombo s’était imposé au sprint dans un premier secteur (105 km) entre Santesteban et Azkoitia, marqué par les chutes de l’Américain Kevin Livingston et du Suisse Beat Zberg, qui ont été hospitalisés. Le premier souffre d’une possible fracture d’une clavicule et le second de contusions multiples. Cette dernière étape a surtout été marquée par une cascade de forfaits, notamment ceux de l’Américain Lance Armstrong, vainqueur du dernier Tour de France, de l’Espagnol Abraham Olano, des Suisses Oscar Camenzind et Laurent Dufaux, du Belge Axel Merckx et de l’Italien Alberto Elli. Tous ces coureurs étaient trop mal classés au général pour aspirer à la victoire finale. Armstrong a préféré se rendre aux États-Unis pour participer à une épreuve de bienfaisance en faveur de la lutte contre le cancer, tandis qu’Olano a fait état d’une grippe et d’obligations familiales. Les autres coureurs n’ayant pas pris le départ n’ont pas précisé leurs raisons.
Deux ans après son très grave accident dans Paris-Roubaix, le Belge Johan Museeuw a remporté en solitaire la reine des classiques cyclistes, disputée dimanche par temps sec sur la distance de 272 kilomètres. Dans la poussière, Museeuw (34 ans) s’est imposé pour la deuxième fois à Roubaix. Il avait gagné en 1996 l’édition du centenaire de la course. À Roubaix, le champion belge a préservé une courte avance sur un groupe réglé par le Belge Peter van Petegem devant l’Allemand Erik Zabel, le Néerlandais Tristan Hoffman et l’Italien Stefano Zanini. À la différence de sa victoire de 1996 devant deux de ses coéquipiers, dans un ordre décidé par son équipe, Museeuw a rallié le vélodrome tout seul. Il a attaqué à 53 kilomètres de l’arrivée derrière l’Américain Frankie Andreu, qui venait de prendre les...