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Actualités - Chronologie

Russie Mir sera financée au moins jusqu'à fin 2000

La station Mir, qui a accueilli deux cosmonautes russes, sera financée par des fonds privés au moins jusqu’à la fin de l’année, ont annoncé ses exploitants, qui veulent notamment lancer un projet de portail Internet spatial. Le commandant de bord Sergueï Zaliotine et l’ingénieur Alexandre Kaleri sont entrés dans Mir, restée inhabitée depuis août faute d’argent, pour une mission d’au moins 60 jours. «C’est la première fois qu’une entreprise privée commandite une mission habitée. C’est une phase cruciale dans la commercialisation de l’espace», a affirmé le premier vice-président de MirCorp, Andrew Eddy. Peu après l’arrimage, les responsables d’Energuia, exploitant technique de Mir, et de la société privée MirCorp, chargée de la commercialisation de la station, ont signé au centre de contrôle des vols spatiaux de Korolev, près de Moscou, un accord de financement de Mir pour le deuxième semestre 2000. «Grâce à un lancement et un arrimage réussis, les investisseurs étrangers ont accepté de verser l’argent pour continuer le programme Mir», a affirmé l’un des principaux investisseurs de MirCorp, Chirinjeev Kathuria, sans préciser la somme débloquée. Le financement de Mir revient à 100 millions de dollars par an, assuré par tranches de six mois, selon M. Eddy qui a dévoilé un projet d’envoi de matériel informatique dans l’espace en septembre pour mettre en place un portail Internet à partir de la station orbitale russe. «Nous avons le projet de mettre en place le premier portail Internet spatial», a déclaré Andrew Eddy, ajoutant que les utilisateurs du réseau global ont pu suivre en direct sur Internet (www.mirstation.com) l’arrimage de Soyouz sur Mir. «Nous prévoyons de mettre sur l’Internet des informations venues de Mir, notamment la météo, des reportages faits par des cosmonautes et également la possibilité de visiter Mir sur l’Internet en trois dimensions, a ajouté M. Eddy. Cela permettra de ramener l’espace plus près de la Terre». Chirinjeev Kathuria, membre du conseil d’administration de Mir et homme d’affaires spécialisé dans l’Internet, a affirmé pour sa part que le projet de portail spatial était tout à fait représentatif des activités commerciales que MirCorp entend développer sur Mir. MirCorp prévoit également de réaliser un projet de «tourisme spatial» qui permettrait à quelques privilégiés de s’offrir un séjour d’une semaine en orbite pour 30 millions de dollars. Selon M. Eddy, la société est actuellement «en discussions avec 4 clients, américains et européens». «Si nous obtenons l’accord d’un de ces clients pour son départ sur Mir en septembre, il sera possible de financer le séjour des cosmonautes Zaliotine et Kaleri jusqu’en septembre», a expliqué M. Eddy. Pour l’instant, Sergueï Zaliotine et Alexandre Kaleri ont signé un contrat selon lequel ils «resteront sur Mir jusqu’au 2 juin, après quoi Mir pourrait être mis sous régime automatique», a précisé le président de Energuia, Iouri Semionov, lors d’une conférence de presse à Korolev. M. Semionov a rappelé que le président par intérim Vladimir Poutine s’est récemment prononcé «contre l’abandon de la station Mir». «Si une nouvelle mission a lieu sur Mir, ce seront très probablement les cosmonautes Salijan Charipov et Pavel Vinogradov, les doublures de Zaliotine et Kaleri, qui partiront pour une 29e expédition», a par ailleurs affirmé un responsable du Centre d’entraînement des cosmonautes, Iouri Kargapolov. Selon lui, un vaisseau cargo pour approvisionner Mir devrait être envoyé dans la deuxième moitié d’avril.
La station Mir, qui a accueilli deux cosmonautes russes, sera financée par des fonds privés au moins jusqu’à la fin de l’année, ont annoncé ses exploitants, qui veulent notamment lancer un projet de portail Internet spatial. Le commandant de bord Sergueï Zaliotine et l’ingénieur Alexandre Kaleri sont entrés dans Mir, restée inhabitée depuis août faute d’argent, pour une mission d’au moins 60 jours. «C’est la première fois qu’une entreprise privée commandite une mission habitée. C’est une phase cruciale dans la commercialisation de l’espace», a affirmé le premier vice-président de MirCorp, Andrew Eddy. Peu après l’arrimage, les responsables d’Energuia, exploitant technique de Mir, et de la société privée MirCorp, chargée de la commercialisation de la station, ont signé au centre de contrôle...