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Actualités - Reportages

Correspondance Les français malades d'animaux (photos)

Sans compter le raton laveur qui viendrait en sus de l’inventaire, il y a, paraît-il, en France 39 millions d’animaux domestiques, trois fois plus que d’enfants dans les villes ! Venue des États-Unis, la mode des NAC (nouveaux animaux domestiques) y fait rage, gagnant chaque jour des adeptes plus nombreux, tous entichés d’animaux exotiques qui n’appartiennent pas à ces latitudes et dont l’acclimatation en milieu urbain est hautement improbable. Des originaux Tous les animaux, et jusqu’aux plus anodins parmi eux, peuvent un jour ou l’autre constituer un risque pour leur entourage, du chat qui a «pété les plombs» et, devenu ingouvernable, paraît sorti d’un dessin animé de Tex Avery, au serpent qui emprunte la tuyauterie d’un immeuble pour rendre des visites intempestives aux voisins de son maître. Les amateurs d’animaux exotiques sont forcément des originaux, parfois grandioses dans l’extravagance, tel cet homme aux allures aristocratiques récemment montré dans une émission de télévision qui qualifiait les Français de «malades d’animaux». Follement épris de deux tigres encagés dans son parc de Mayenne, il les promène en laisse, leur donne des ordres en swahili ou en allemand – parce que le français est la langue de l’amour ! – et assure qu’ils lui inspirent moins de crainte que sa belle-mère ! Du bon sens Si les hommes sont malades d’animaux, ces derniers sont parfois malades tout court et, pour soigner leurs pathologies, la médecine vétérinaire devient de plus en plus sophistiquée, la France pouvant se targuer d’avoir, dans ce domaine, la clinique la plus moderne et la plus chère d’Europe. Toutes les spécialités y sont représentées, mais il ne faut évidemment pas s’attendre à un remboursement des soins, alors que la journée y est facturée 1 000 FF et qu’il faut en prévoir 5 000 pour mettre dans le plâtre une patte cassée. Aux urgences pour reptiles, on y tentera tout de même l’impossible pour sauver un python atteint de convulsions, et l’on pratiquera une césarienne sur une femelle iguane souffrant d’une rétention d’œufs. Il n’est pas rare que des dames esseulées recourent à un véritable acharnement thérapeutique pour sauver leur chien, sans doute parce que celui-ci est devenu leur unique lien avec le monde. Ne tarissant pas d’histoires tragi-comiques sur des propriétaires d’animaux qui ne savent pas toujours raison garder. Ceux qu’on appelle aujourd’hui les vétérinaires comportementalistes se disent parfois obligés de leur tenir des propos frappés au coin du bon sens et de leur déconseiller, en tout premier lieu, de trop verser dans l’anthropomorphisme.
Sans compter le raton laveur qui viendrait en sus de l’inventaire, il y a, paraît-il, en France 39 millions d’animaux domestiques, trois fois plus que d’enfants dans les villes ! Venue des États-Unis, la mode des NAC (nouveaux animaux domestiques) y fait rage, gagnant chaque jour des adeptes plus nombreux, tous entichés d’animaux exotiques qui n’appartiennent pas à ces latitudes et dont l’acclimatation en milieu urbain est hautement improbable. Des originaux Tous les animaux, et jusqu’aux plus anodins parmi eux, peuvent un jour ou l’autre constituer un risque pour leur entourage, du chat qui a «pété les plombs» et, devenu ingouvernable, paraît sorti d’un dessin animé de Tex Avery, au serpent qui emprunte la tuyauterie d’un immeuble pour rendre des visites intempestives aux voisins de son maître. Les...