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Actualités - Chronologie

Boom des cybercafés en Turquie

La Turquie vit depuis plus d’un an un véritable boom des connexions Internet qui se traduit par la multiplication des cybercafés, principalement en raison d’une carence en ordinateurs personnels. «Partout où il y a le téléphone, il y a désormais des cafés Internet», explique Mahmut Metin, 31 ans, propriétaire d’une salle récente sur l’avenue piétonne d’Istiklal, dans le centre d’Istanbul. Principale raison de cette nouvelle vogue, selon plusieurs gérants : le prix encore rédhibitoire du matériel informatique, alors que le Web fait de plus en plus partie de la vie quotidienne des citadins. De fait, les cybercafés ont fait une percée spectaculaire, à Istanbul comme dans le reste du pays, ces derniers mois. La grande métropole (12 millions d’habitants) compte aujourd’hui, selon des statistiques de la municipalité, quelque 2 000 salles Internet. Un chiffre sans doute bien en dessous de la réalité, aucun statut légal n’encadrant cette activité, parfois menée dans un appartement particulier, à côté de tables de billard, au fond d’un café ou au premier étage d’une salle de jeux de simulation. Dans le quartier ouvrier de Zeytinburnu (ouest d’Istanbul), on compte officiellement à ce jour une cinquantaine de cafés Internet, contre seulement cinq en septembre dernier. Bora, 18 ans, étudiant à Istanbul, raconte qu’à Elazig, ville moyenne de l’Est dont il est originaire, il existe «plus de cent salles Internet, alors qu’il n’y en avait que trois ou quatre il y a un an et demi». Lui-même a son propre ordinateur, mais aux capacités insuffisantes, et vient «au moins deux fois par semaine passer plusieurs heures» devant un écran public. Sa salle favorite, à deux pas de l’université Yildiz, à Besiktas, gère 25 ordinateurs occupés 75% du temps, se réjouit Umut Goker, 26 ans, qui l’a ouverte il y a tout juste un an. Fort de cette réussite, Umut se prépare à ouvrir deux nouveaux cafés Internet dans des zones plus périphériques de la ville. Ce nouveau commerce est donc une affaire rentable. Ceux, de plus en plus nombreux, qui l’ont choisi calculent un amortissement de 20 à 25 000 dollars pour une dizaine d’ordinateurs en dix à quinze mois seulement. Les prix pratiqués (autour de 250 000 livres turques, 50 cents par demi-heure) participent du succès fulgurant des cafés Internet. Quand ils sont ouverts 24 heures sur 24, ils offrent des tarifs réduits à leurs clients entre minuit et huit heures du matin. Les consommateurs sont jeunes et friands de programmes de jeux ou de discussion en ligne. Souvent aussi, ils viennent en profanes et font leur apprentissage sur un clavier informatique et sur le réseau mondial. Les professionnels du secteur visent la tranche des 15-25 ans, qui constituait l’essentiel des quelque 150 000 visiteurs du 5e Salon Compex, entièrement voué au multimédia et à l’Internet, tenu à Istanbul en février dernier. Les prestataires de services se livrent une féroce bataille sur les prix d’accès et offrent même parfois un ordinateur pour une trentaine de dollars par mois, avec trois ans d’accès gratuit. «Des promotions qui profitent surtout à ceux qui veulent ouvrir des cafés Internet», estime Mahmut. Le principal fournisseur d’accès turc, SuperOnline (http://www: superonline.net), ouvert en 1996 et revendiquant 150 000 abonnés, a dû réduire ses droits d’entrée de moitié ces derniers mois pour faire face à une concurrence croissante.
La Turquie vit depuis plus d’un an un véritable boom des connexions Internet qui se traduit par la multiplication des cybercafés, principalement en raison d’une carence en ordinateurs personnels. «Partout où il y a le téléphone, il y a désormais des cafés Internet», explique Mahmut Metin, 31 ans, propriétaire d’une salle récente sur l’avenue piétonne d’Istiklal, dans le centre d’Istanbul. Principale raison de cette nouvelle vogue, selon plusieurs gérants : le prix encore rédhibitoire du matériel informatique, alors que le Web fait de plus en plus partie de la vie quotidienne des citadins. De fait, les cybercafés ont fait une percée spectaculaire, à Istanbul comme dans le reste du pays, ces derniers mois. La grande métropole (12 millions d’habitants) compte aujourd’hui, selon des statistiques de la...