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Actualités - Chronologie

La presse ironise sur l'erreur de casting

L’annonce de l’installation à Londres de la Marianne 2000 est devenue le temps d’un week-end une «affaire» nationale, comme le souligne lundi Le Parisien/Aujourd’hui en France. Dès dimanche, Jean-Paul Delevoye (RPR), président de l’Association des maires de France, avait estimé que «l’affaire» valait bien un «débat sur la lourdeur des impôts». «Dès que les talents sont au niveau mondial, ils partent payer les impôts ailleurs», avait-il dit. Un argument rapidement repris dans les rangs de l’opposition aussi bien par Philippe Séguin que Patrick Devedjian. «Marianne qui quitte la France, c’est un symbole très fâcheux», a déclaré sur TF1 l’ancien président du RPR Philippe Séguin, en estimant qu’après la révocation de l’Edit de Nantes et la Révolution française, on assistait actuellement à «la troisième grande émigration» des Français vers la Grande-Bretagne. Une émigration qui s’explique selon M. Séguin par les différences de fiscalité d’un pays à l’autre. Pour Patrick Devedjian, le porte-parole du RPR, ce départ est «finalement le symbole même de l’échec du socialisme». «Dès que l’on sort de l’ordinaire, dès que l’on gagne sa vie, dès que l’on réussit sur un plan international, immédiatement, dans ce pays, on est indésirable», a-t-il ajouté lundi sur RMC. Seule personnalité de gauche à s’être exprimée sur ce sujet, le ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement avait déclaré dimanche que «la retraite en Grande-Bretagne n’est nullement assurée». «Avis aux amateurs», avait-il lancé. Dans la presse, où «l’affaire» fait l’objet de nombreux commentaires lundi, le «débat» sur la «lourdeur des impôts» ne fait pas recette. Si La République des Pyrénées critique, comme quelques autres, «le modèle des valeurs républicaines» qui «s’est fait la paire à Londres, au prétexte, la pauvrette, qu’elle payait vraiment beaucoup d’impôts en France», on ironise plutôt sur le choix de la sculpturale Corse comme Marianne de l’an 2000. «Avec le recul, il est démontré que l’Association des maires de France a commis une lourde erreur en imaginant qu’un sex-symbol pouvait avoir vocation à devenir un symbole républicain», affirme La République du Centre. «Quelle ingratitude! Quelle trahison! L’émotion est à son comble dans la société républicaine», ironise La Charente Libre, tandis que Paris-Normandie évoque l’«erreur de casting», un «choix franchouillard et un tantinet machiste». Les maires «pensaient avoir fait preuve de modernité. C’est tout le contraire», renchérit Libération Champagne. Mais la Marianne 2000 peut au moins compter sur le soutien d’une de ses «ancêtres» symboles de la République : «Si j’avais le courage, j’irais bien la rejoindre», a affirmé lundi sur Europe 1 Brigitte Bardot, dénonçant le manque de «reconnaissance» des Français.
L’annonce de l’installation à Londres de la Marianne 2000 est devenue le temps d’un week-end une «affaire» nationale, comme le souligne lundi Le Parisien/Aujourd’hui en France. Dès dimanche, Jean-Paul Delevoye (RPR), président de l’Association des maires de France, avait estimé que «l’affaire» valait bien un «débat sur la lourdeur des impôts». «Dès que les talents sont au niveau mondial, ils partent payer les impôts ailleurs», avait-il dit. Un argument rapidement repris dans les rangs de l’opposition aussi bien par Philippe Séguin que Patrick Devedjian. «Marianne qui quitte la France, c’est un symbole très fâcheux», a déclaré sur TF1 l’ancien président du RPR Philippe Séguin, en estimant qu’après la révocation de l’Edit de Nantes et la Révolution française, on assistait actuellement à...