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Actualités - Chronologie

Burundi L'opposition tutsie menace de recourir à la lutte armée

Cinq organisations représentant l’aile radicale de la minorité tutsie burundaise ont menacé de recourir à tous les moyens «même à la lutte armée» pour protéger les intérêts de ceux qu’elles considèrent comme des «rescapés» d’un génocide antitutsis. Lors d’une conférence publique, ces organisations ont condamné d’avance les accords en cours de négociation à Arusha (Tanzanie) et menacé de recourir «à tous les moyens politiques, diplomatiques, même à la lutte armée si les intérêts des rescapés n’étaient pas tenus en compte». Ces organisations s’opposent à toutes négociations avec l’opposition et la rébellion hutues, qu’elles accusent d’avoir commis un génocide contre les Tutsis après l’assassinat du président Melchior Ndadaye, en octobre 1993, qui a marqué le début de la guerre civile. Si les accords sont signés sans que ces mouvements aient fait entendre leur voix, il s’agira d’une «déclaration de guerre aux rescapés du génocide et ils n’auront d’autre choix que de se battre, de résister avec toutes les forces», a déclaré Diomède Tutamucero, président de la puissance d’autodéfense Paamasekanya. Il a appelé le médiateur du processus de paix, l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, à venir entendre leurs positions. «Ce n’est pas les Burundais qui doivent accepter d’être dirigés par les génocidaires. On va se battre par tous les moyens, politiques, diplomatiques..., nous prendrons même les armes, préparez-vous à vous en munir et vous en servir s’ils viennent nous tuer», a-t-il lancé à l’assistance. «La signature des accords d’Arusha sera une déclaration de guerre au peuple burundais. Nous le prendrons comme tel et le peuple burundais se défendra», a estimé Charles Mukasi, un Hutu, président de l’aile radicale de l’ancien parti unique Union pour le progrès national (Uprona). Le président burundais Pierre Buyoya a annoncé mardi soir, à son retour d’Arusha, que Nelson Mandela, se rendrait au Burundi avant le prochain round de négociations, prévu à partir du 25 avril. Ces organisations comprennent, outre l’aile radicale de l’Uprona, la Jeunesse révolutionnaire Ewagasore, la Puissance d’autodéfense Paamasekanya, la Coalition contre la dictature et Aggénocide.
Cinq organisations représentant l’aile radicale de la minorité tutsie burundaise ont menacé de recourir à tous les moyens «même à la lutte armée» pour protéger les intérêts de ceux qu’elles considèrent comme des «rescapés» d’un génocide antitutsis. Lors d’une conférence publique, ces organisations ont condamné d’avance les accords en cours de négociation à Arusha (Tanzanie) et menacé de recourir «à tous les moyens politiques, diplomatiques, même à la lutte armée si les intérêts des rescapés n’étaient pas tenus en compte». Ces organisations s’opposent à toutes négociations avec l’opposition et la rébellion hutues, qu’elles accusent d’avoir commis un génocide contre les Tutsis après l’assassinat du président Melchior Ndadaye, en octobre 1993, qui a marqué le début de la guerre...