Iran Rafsandjani demande aux USA des excuses avant toute normalisation
le 01 avril 2000 à 00h00
L’ancien président iranien Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani a affirmé hier que les États-Unis devaient présenter «des excuses» à l’Iran «en signe de bonne volonté» avant toute normalisation entre les deux pays. «Il faut absolument qu’ils demandent des excuses pour montrer leur bonne volonté», a souligné M. Rafsandjani dans un commentaire sur les propos récents de la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, qui a annoncé le 17 mars un allègement des sanctions économiques contre l’Iran. M. Rafsandjani, qui s’exprimait lors de la prière hebdomadaire à l’université de Téhéran, a critiqué «certains passages» de la déclaration de Mme Albright, et estimé que «cela nous a fait reculer» dans le processus de normalisation. «Ces propos interventionnistes nous font reculer au lieu d’avancer», a précisé l’ancien président, qui dirige actuellement le Conseil de discernement, instance d’arbitrage du régime. L’ancien président a souligné toutefois que «les aveux» du dirigeant américain au sujet de la politique de son pays en Iran étaient «positifs» mais, a-t-il dit, «d’autres propos» de Mme Albright «étaient très négatifs et constituaient une ingérence flagrante dans les affaires intérieures» de l’Iran. Mme Albright avait évoqué le rôle des États-Unis lors du coup d’État en Iran en 1953 contre le gouvernement du Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh, le soutien «à courte vue» des États-Unis à Bagdad lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988) ainsi que le soutien de Washington au régime impérial du chah d’Iran. M. Rafsandjani a critiqué Mme Albright pour avoir estimé que «certaines institutions du régime», celles qui sont contrôlées par le Guide de la République islamique l’ayatollah Ali Khamenei, «n’étaient pas démocratiques». Il a dénoncé aussi Mme Albright pour avoir soutenu les réformateurs en Iran. «C’était la pire des hostilités qui pourrait d’ailleurs être préjudiciable à ceux qui ont été soutenus», a ajouté M. Rafsandjani qui était tête de liste des conservateurs à Téhéran pour les récentes législatives lors desquelles il n’a été élu que de justesse. L’Iran s’était félicité de l’allègement partiel de l’embargo, mais l’ambassadeur d’Iran aux Nations unies, M. Hadi Nejad-Hosseinian, a estimé que le geste de Washington n’était «pas suffisant pour changer l’état actuel des relations rapidement et d’une façon substantielle». L’Iran et les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques le 7 avril 1980, à la suite de la prise d’otages à l’ambassade des États-Unis à Téhéran.
L’ancien président iranien Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani a affirmé hier que les États-Unis devaient présenter «des excuses» à l’Iran «en signe de bonne volonté» avant toute normalisation entre les deux pays. «Il faut absolument qu’ils demandent des excuses pour montrer leur bonne volonté», a souligné M. Rafsandjani dans un commentaire sur les propos récents de la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, qui a annoncé le 17 mars un allègement des sanctions économiques contre l’Iran. M. Rafsandjani, qui s’exprimait lors de la prière hebdomadaire à l’université de Téhéran, a critiqué «certains passages» de la déclaration de Mme Albright, et estimé que «cela nous a fait reculer» dans le processus de normalisation. «Ces propos interventionnistes nous font reculer au lieu d’avancer»,...
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