Projet antimissiles NMD : Londres dément avoir déjà dit oui
le 31 mars 2000 à 00h00
Le gouvernement britannique a démenti jeudi des propos prêtés par la presse à un ministre, et faisant état d’un accord de Londres pour accueillir des éléments-clé d’un futur projet américain controversé de défense antimissiles. «Les Américains n’ont pas encore pris de décision (quant au déploiement de ce système) et ils ne nous ont adressé aucune demande», a déclaré le porte-parole du Premier ministre Tony Blair, Alastair Campbell. «Une éventuelle décision ne surviendra que plus tard cette année. Il y a beaucoup de discussions en cours au sein de l’Otan et au sein de notre gouvernement, car il s’agit d’un sujet important», a ajouté le porte-parole devant la presse. Un ministre britannique, cité sous couvert de l’anonymat par deux quotidiens britanniques jeudi, avait fait état d’une réponse positive de Londres à une demande des États-Unis d’adapter l’équipement informatique d’un de leurs centres d’écoute secrets à Fylingdales (nord-est de l’Angleterre). M. Blair a donné son accord à un tel aménagement après des entretiens avec le président américain Bill Clinton, ont rapporté les quotidiens The Guardian et The Daily Telegraph. La base de Fylingdales doit être utilisée pour la première phase du projet NMD (National Missile Defense). Elle pourrait aider à alerter très rapidement les bases d’«interception» de missiles situées sur le sol américain, en Alaska et dans le Nord-Dakota, en cas d’un tir en provenance de Corée du Nord. Un porte-parole du ministère de la Défense a reconnu que Londres avait été «approché» par Washington, mais il a ajouté qu’aucune décision n’avait encore été prise. Le projet NMD, à propos duquel Washington pourrait prendre une décision finale en juin, a subi un retard important depuis l’échec en début d’année d’un essai de destruction d’un missile, qui avait échoué. Ce système entend protéger toute l’Amérique du Nord contre une attaque limitée de missiles lancés par des États jugés par Washington «incontrôlables», comme la Corée du Nord ou l’Irak. De nombreux pays européens ont exprimé leurs réserves à son sujet, soucieux de ne pas provoquer de rupture avec Moscou, hostile à une révision du traité de défense sur les missiles anti-balistiques (ABM) de 1972 qu’impliquerait le nouveau système américain.
Le gouvernement britannique a démenti jeudi des propos prêtés par la presse à un ministre, et faisant état d’un accord de Londres pour accueillir des éléments-clé d’un futur projet américain controversé de défense antimissiles. «Les Américains n’ont pas encore pris de décision (quant au déploiement de ce système) et ils ne nous ont adressé aucune demande», a déclaré le porte-parole du Premier ministre Tony Blair, Alastair Campbell. «Une éventuelle décision ne surviendra que plus tard cette année. Il y a beaucoup de discussions en cours au sein de l’Otan et au sein de notre gouvernement, car il s’agit d’un sujet important», a ajouté le porte-parole devant la presse. Un ministre britannique, cité sous couvert de l’anonymat par deux quotidiens britanniques jeudi, avait fait état d’une réponse...
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