Haaretz : Clinton propose un émissaire spécial pour relancer les négociations
le 31 mars 2000 à 00h00
Le président américain Bill Clinton a proposé à Israël et à la Syrie de nommer un émissaire spécial afin de tenter une dernière fois de relancer les négociations entre les deux pays, a indiqué le quotidien israélien Haaretz. Selon le journal, qui cite «une source gouvernementale de haut rang», cet «ambassadeur spécial» aurait pour tâche de faire la navette entre Damas et Jérusalem, comme Henry Kissinger l’avait fait en 1974 lorsqu’il était parvenu à amener Israël et la Syrie à signer un accord de désengagement. Il n’a pas été possible d’obtenir le moindre commentaire du bureau du Premier ministre israélien Ehud Barak. Un porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Tel Aviv a assuré ne rien savoir au sujet d’une telle initiative. Le quotidien précise que la Maison-Blanche attend maintenant la réponse des deux pays, leur accord étant indispensable à la nomination de cet émissaire de la dernière chance. Cette information du Haaretz, un quotidien généralement très bien informé, est à rapprocher d’une information de la télévision publique israélienne, selon laquelle Washington aurait demandé à Israël de donner une dernière chance à la négociation pendant «les trois prochaines semaines». À en croire la télévision, M. Clinton a transmis un message en ce sens au Premier ministre israélien Ehud Barak par l’entremise de l’émissaire américain pour le Proche-Orient, Dennis Ross. M. Ross avait rencontré deux fois M. Barak lundi à Jérusalem pour lui faire un compte rendu de l’échec du sommet de la veille à Genève entre M. Clinton et le chef de l’État syrien Hafez el-Assad. Selon la télévision, M. Clinton aurait ainsi demandé à M. Barak d’attendre au moins trois semaines avant de procéder aux premières étapes d’un retrait militaire israélien unilatéral du Liban-Sud. Un porte-parole de la présidence du Conseil s’était refusé à confirmer ou à démentir cette information. Signé le 31 mai 1974 à Genève, l’accord israélo-syrien stipulait que l’armée israélienne se retirerait d’une enclave syrienne conquise durant la guerre israélo-arabe d’octobre 1973 ainsi que de Kuneitra et de quatre autres villes. Il avait aussi conduit à l’établissement d’une zone de séparation entre les deux pays contrôlée par l’Onu et à la libération des prisonniers de guerre.
Le président américain Bill Clinton a proposé à Israël et à la Syrie de nommer un émissaire spécial afin de tenter une dernière fois de relancer les négociations entre les deux pays, a indiqué le quotidien israélien Haaretz. Selon le journal, qui cite «une source gouvernementale de haut rang», cet «ambassadeur spécial» aurait pour tâche de faire la navette entre Damas et Jérusalem, comme Henry Kissinger l’avait fait en 1974 lorsqu’il était parvenu à amener Israël et la Syrie à signer un accord de désengagement. Il n’a pas été possible d’obtenir le moindre commentaire du bureau du Premier ministre israélien Ehud Barak. Un porte-parole de l’ambassade des États-Unis à Tel Aviv a assuré ne rien savoir au sujet d’une telle initiative. Le quotidien précise que la Maison-Blanche attend maintenant la...
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