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Actualités - Chronologie

Le président sortant abandonne le Kuomintang

Le président sortant Lee Teng-hui a démissionné de la présidence du Kuomintang (KMT), tirant, non sans difficulté, les conclusions de la déroute électorale de son parti, qui a dominé Taïwan pendant un demi-siècle. «Le président Lee vient de démissionner» a annoncé hier le directeur de cabinet du vice-président Lien Chan, Ting Yuan-chao. Au même moment, l’ancien président, âgé de 77 ans, quittait le siège du parti en disant à la presse «adieu, et prenez soin de vous». Le vice-président taïwanais Lien Chan, et candidat malheureux à l’élection présidentielle de samedi dernier, a été nommé président par intérim. La démission de M. Lee, qui a gouverné Taïwan au cours des 12 dernières années, était réclamée avec insistance au sein de son parti, mais aussi par des dizaines de manifestants, rassemblés depuis samedi dernier aux abords du siège du KMT à Taïpei. Surnommé M. Démocratie par la presse étrangère, M. Lee est l’artisan de la démocratisation de Taïwan. L’élection présidentielle de samedi était la deuxième du genre, après celle de 1996, remportée par M. Lee, à se tenir dans des conditions démocratiques, grâce notamment aux réformes décidées sous sa présidence. Le KMT conservera toujours sa «place indétronable de pionnier de la démocratisation de Taïwan», a dit M. Lee à ce propos. Le président sortant a souligné que le Kuomintang, fondé il y a plus d’un siècle, pouvait être fier d’avoir instauré la démocratie, la stabilité et la prospérité à Taïwan. Mais M. Lee est aussi célèbre dans l’île pour son caractère autoritaire, sa morgue à l’égard des plus humbles et pour avoir contribué à édifier une véritable dictature au sein du Kuomintang, en éliminant peu à peu toute velléité de critique. À l’issue du scrutin, M. Lee avait tout d’abord annoncé son intention de démissionner en septembre mais les appels à sa démission se sont faits de plus en plus pressants, y compris dans les rangs du parti et parmi ses instances dirigeantes. «Les raisons derrière ce revers sont nombreuses. Mais en tant que président du KMT, je dois en assumer l’entière responsabilité», a-t-il ajouté. Cette déclaration était attendue, depuis le soir même des élections samedi dernier, par des centaines de partisans déçus du pouvoir, qui ont manifesté, parfois très violemment pendant le week-end, pour obtenir la démission de M. Lee. Le bâtiment du KMT était en état de siège à l’occasion de la réunion des instances dirigeantes du parti qui ont entériné la démission de M. Lee. Le quartier avait été bouclé par un important dispositif policier, et le siège du parti protégé par des barrières et du fil barbelé. Les derniers manifestants encore présents sur place après les centaines qui avaient violemment protesté le week-end dernier, ont toutefois promis de quitter les lieux de manière pacifique. «Cette manifestation va prendre fin parce que Lee a annoncé sa démission. Nous avons atteint nos objectifs», a déclaré un des chefs de ce mouvement de protestation, Wang Chao-tseng. Ces partisans déçus du KMT avaient appelé à une grande manifestation samedi à Taipei, qui a été annulée. Un comité de réformes du parti devrait être rapidement mis en place, dirigé par M. Lien. Une nouvelle équipe dirigeante du parti sera élue à l’occasion d’un congrès du KMT prévu à la fin du mois de juin.
Le président sortant Lee Teng-hui a démissionné de la présidence du Kuomintang (KMT), tirant, non sans difficulté, les conclusions de la déroute électorale de son parti, qui a dominé Taïwan pendant un demi-siècle. «Le président Lee vient de démissionner» a annoncé hier le directeur de cabinet du vice-président Lien Chan, Ting Yuan-chao. Au même moment, l’ancien président, âgé de 77 ans, quittait le siège du parti en disant à la presse «adieu, et prenez soin de vous». Le vice-président taïwanais Lien Chan, et candidat malheureux à l’élection présidentielle de samedi dernier, a été nommé président par intérim. La démission de M. Lee, qui a gouverné Taïwan au cours des 12 dernières années, était réclamée avec insistance au sein de son parti, mais aussi par des dizaines de manifestants,...