Quelque 108 millions d’électeurs (sur 145,5 millions d’habitants) sont appelés aux urnes dans 94 000 bureaux de vote pour élire leur deuxième président après la chute de l’Urss. Le scrutin commencera à huit heures du matin dimanche en Extrême-Orient (20h00 GMT samedi) pour s’achever à 18h00 GMT dimanche dans l’enclave de Kaliningrad à l’ouest du pays. Les premiers résultats seront publiés dès la fermeture du dernier bureau de vote. L’élection sera également organisée en Tchétchénie, république indépendantiste russe en guerre qui n’avait pas participé aux législatives du 19 décembre 1999. 336 bureaux de vote y seront mis en place, dont 37 dans les unités militaires. Les électeurs, tous les citoyens à partir de 18 ans, devront choisir parmi les 12 candidats enregistrés par la Commission électorale centrale. Le principal adversaire de Poutine, le chef du Parti communiste russe Guennadi Ziouganov, est crédité de 19 à 24 % des intentions de vote, suivi à la troisième place par le réformateur d’opposition Grigori Iavlinski soutenu par 4 à 7 % de Russes, selon les sondages. Les autres candidats ont un soutien très faible, d’environ 1-2 %. Ce sont l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski, l’homme d’affaires tchétchène Oumar Djabraïlov, le gouverneur de Samara (Volga) Konstantin Titov, l’ex-chef du Service fédéral de sécurité (FSB, ex-KGB) de Moscou, Evgueni Savostianov, le réalisateur de cinéma Stanislav Govoroukhine, le gouverneur de la région de Kemerovo (Sibérie) Aman Touleïev, l’ancien procureur général Iouri Skouratov, le dirigeant du mouvement «Héritage spirituel» Alexeï Podberiozkine et la présidente du mouvement «Pour la dignité civile» Ella Pamfilova. Le nouveau chef d’État succédera pour un mandat de quatre ans au premier président russe Boris Eltsine élu au suffrage universel direct le 12 juin 1991, puis réélu au deuxième tour le 3 juillet 1996 avec 53,8 % des suffrages, devant le communiste Guennadi Ziouganov (40,3%). Selon la loi électorale russe, pour se présenter comme candidat à la présidentielle il faut avoir au moins 35 ans et vivre en Russie depuis 10 ans au moins. Pour être élu président, un candidat doit recueillir plus de 50 % des suffrages exprimés. Si aucun des candidats ne recueille ce pourcentage, un deuxième tour aura alors lieu le 16 mars entre les deux candidats arrivés en tête. Le bulletin de vote comporte une case «Contre tous les candidats». Ces votes «contre tous» sont considérés comme des suffrages exprimés. L’élection est invalidée si la participation n’atteint pas 50 %, selon la législation russe. Elle est également invalidée si le nombre de vote «Contre tous» dépasse le score du candidat arrivé en tête. Quelque 840 000 citoyens russes vivant à étranger participent à l’élection.
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