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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Lettre ouverte à Sabah

Chère Madame, Aussi invraisemblable que celui puisse paraître à ceux qui me liront aujourd’hui, nous ne nous connaissons pas. Nous vivons pourtant dans un petit pays. Normalement, nous aurions dû nous rencontrer un jour ou l’autre, étant donné que vous faites le métier qui est le vôtre et moi, le mien. Mais le journaliste n’a jamais croisé la vedette autrement que sur écran, grand quand il s’agissait de cinéma, petit lorsqu’il était de télévision. Ainsi vous ne savez pas que j’ai remporté, il y a fort longtemps, un prix de scénario dans un concours organisé par le Centre national du cinéma et dans lequel il y avait un rôle écrit pour vous. Et que, plus tard, j’avais conçu une série télévisée (qui n’a jamais vu le jour!) et dont le rôle principal était taillé à votre mesure, j’allais écrire à votre démesuré! Mais là n’est pas le but de mon propos. Si je vous adresse cette lettre aujourd’hui, ce n’est pas pour vous ouvrir mon cœur mais pour vous dire combien j’ai été sensible à cette émission télévisée au cours de laquelle vous vous racontiez. D’abord parce que j’ai retrouvé la sémillante ingénue que vous étiez à vos débuts, mignonne à croquer, adorablement délurée et jouant la comédie avec quel brio. Mais au-delà du personnage hors mesure que vous êtes devenue, des paillettes et des strass, j’ai bien compris pourquoi le public vous adore toujours autant qu’à l’époque de vos débuts: parce que vous êtes grande, non seulement par le talent, mais par le cœur. Vous le portez sur la main, en ignorant la mesquinerie propre aux gens de votre métier, comme vous ignorez la jalousie, la petitesse. Vous êtes grande, par le regard que vous portez sur la vie, sur ceux que vous aimez. Et c’est pourquoi le public vous aime. Parce qu’au fond de vous est restée présente la Sabah de nos vingt ans, l’éternel rossignol qui n’a jamais renié son Wadi natal.
Chère Madame, Aussi invraisemblable que celui puisse paraître à ceux qui me liront aujourd’hui, nous ne nous connaissons pas. Nous vivons pourtant dans un petit pays. Normalement, nous aurions dû nous rencontrer un jour ou l’autre, étant donné que vous faites le métier qui est le vôtre et moi, le mien. Mais le journaliste n’a jamais croisé la vedette autrement que sur écran, grand quand il s’agissait de cinéma, petit lorsqu’il était de télévision. Ainsi vous ne savez pas que j’ai remporté, il y a fort longtemps, un prix de scénario dans un concours organisé par le Centre national du cinéma et dans lequel il y avait un rôle écrit pour vous. Et que, plus tard, j’avais conçu une série télévisée (qui n’a jamais vu le jour!) et dont le rôle principal était taillé à votre mesure, j’allais écrire...