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Actualités - Chronologie

Le Cachemire, un foyer de tension quasi permanent

Longtemps considéré comme un paradis touristique pour son climat et la beauté de ses paysages, le Cachemire, enclavé au cœur de l’Asie du Sud, constitue un foyer de tensions quasi permanent entre l’Inde et le Pakistan qui se sont déjà livré deux guerres pour ce petit État himalayen. POPULATION : quelque treize millions sur 222 000 km2 : environ huit millions dans la partie indienne (100 000 km2) et cinq millions du côté pakistanais (79 000 km2). RELIGION : 64 % de musulmans dans la partie indienne et 100 % de musulmans, sunnites pour la plupart, du côté pakistanais. LANGUE : surtout le cachemiri. La langue officielle est l’ourdou. CAPITALES : au Jammu-et-Cachemire indien, Srinagar en été, et Jammu en hiver. Au Cachemire pakistanais : Muzaffarabad. Depuis 1989, la partie indienne du Cachemire est le théâtre d’une insurrection séparatiste musulmane qui a fait au moins 25 000 morts (60 000, selon les séparatistes). En 1999, une nouvelle guerre formelle est évitée de justesse, mais la lutte indienne contre les islamistes «infiltrés» dans le nord fait plus de mille morts en deux mois (mai-juillet). Delhi dénonce un soutien militaire et financier d’Islamabad à la guérilla et exige son retrait pour reprendre le dialogue. Le Pakistan ne reconnaît qu’un appui «moral, politique et diplomatique». HISTOIRE : terre hindoue et bouddhiste depuis le IIIe siècle avant JC, le Cachemire se convertit majoritairement à l’Islam au XIVe siècle et tombe sous la coupe des Mongols (XVIe siècle), des Afghans (XVIIIe), des Sikhs puis des Britanniques (XIXe). Au début du XIXe siècle, le Sikh Gulab Singh fonde une dynastie de maharadjahs hindous qui, aux termes d’un traité avec les Britanniques en 1846, gouvernent de façon relativement autonome sur 218 000 km2. Cet ensemble relativement hétérogène a pour cœur la vallée du Cachemire. En 1947, confronté à l’incursion de tribus pathanes soutenues par le Pakistan, le maharadjah Hari Singh doit faire appel aux troupes de Delhi et, en octobre, signe avec Lord Mountbatten, dernier vice-roi des Indes, son adhésion à l’union indienne. Une première guerre entre le Pakistan et l’Inde s’achève le 1er janvier 1949 par un cessez-le-feu sous l’égide de l’Onu, qui divise le Cachemire en deux parties : 37 % pour le Pakistan (l’Azad Cachemire, Cachemire libre) et 63 % pour l’Inde (le Jammu-et-Cachemire, la région la plus prospère). Des résolutions de l’Onu prévoient un référendum, jamais organisé. En août 1965, le Cachemire donne lieu à une seconde guerre indo-pakistanaise jusqu’à un cessez-le-feu négocié par l’URSS. En septembre 1996, les premières élections provinciales depuis sept ans, ont donné la victoire à la Conférence nationale, favorable au maintien du Cachemire au sein de l’union indienne.
Longtemps considéré comme un paradis touristique pour son climat et la beauté de ses paysages, le Cachemire, enclavé au cœur de l’Asie du Sud, constitue un foyer de tensions quasi permanent entre l’Inde et le Pakistan qui se sont déjà livré deux guerres pour ce petit État himalayen. POPULATION : quelque treize millions sur 222 000 km2 : environ huit millions dans la partie indienne (100 000 km2) et cinq millions du côté pakistanais (79 000 km2). RELIGION : 64 % de musulmans dans la partie indienne et 100 % de musulmans, sunnites pour la plupart, du côté pakistanais. LANGUE : surtout le cachemiri. La langue officielle est l’ourdou. CAPITALES : au Jammu-et-Cachemire indien, Srinagar en été, et Jammu en hiver. Au Cachemire pakistanais : Muzaffarabad. Depuis 1989, la partie indienne du Cachemire est le théâtre d’une...